LOUISE, ROSE, ERNEST, DORIGNY
DORIGNY
Pardon, mesdemoiselles, si je vous dérange.
ROSE
Monsieur est le maître de dessin de mademoiselle.
DORIGNY
Que vois-je? Ernest I
BRNEST.
Mon père 1
LOUISE
Son père 1
ROSE4 Ahl pour le coup....
DORIGNY
Que venez- vous faire ici? que signifie celte qualité de maître de dessin ?
LOUISE
Kôse vous trompe, monsieur. Ma tante et moi, nous
avons rencontré monsieur votre fils dans nos promenades, il vient ici pour la première fois.
DORIGNY
Eh I quoi, ce serait là ce jeune homme qui vous salue sur les boulevards ? Ah ! grand Dieu I
ERNEST
Mon père, j'aime mademoiselle ; mais je sens combien la fortune met de distance entre nous. A Tinstant même je lui jurais que jamais elle n^entendrait parler de moi. Je vous en supplie, consentez à ce que je m^éloigne. Dès longtemps, je médite un voyage en Italie.
DORIGNY
Oui, sans doute, il faut partir. Ah! Dieul que penserait de moi madame Sinclair, si elle savait... Quel indigne prix de la confiance qu'elle me témoigne I Que je m^applaudis d'avoir quitté brusquement le déjeuner I Je vous demande pardon pour mon fils, mademoiselle.
ROSE
Au moins, monsieur, ne dites rien à madame ; elle en tomberait malade de chagrin, et cela ferait trop rire tous les gens qui la guettent.
DORIGNY
Ehl soyez tranquille; j'ai trop à cœur de conserver l'estime de madame Sinclair.
ERNEST
Surtout, mon père, ne soyons pas surpris par la respectable tante de mademoiselle.
DORIGNY
Oui, sans doute. Venez, monsieur. Mademoiselle, je vous salue, (a Emest.) Et ne vous avisez jamais de mettre les pieds dans cette maison. (ii sort avoc «on fiu.)