‹ ThéâtreChapitre 50 sur 335 · LOUISE, ROSE, ERNEST, DORIGNY · texte numérisé non relu

LOUISE, ROSE, ERNEST, DORIGNY

DORIGNY

Pardon, mesdemoiselles, si je vous dérange.

ROSE

Monsieur est le maître de dessin de mademoiselle.

DORIGNY

Que vois-je? Ernest I

BRNEST.

Mon père 1

LOUISE

Son père 1

ROSE4 Ahl pour le coup....

DORIGNY

Que venez- vous faire ici? que signifie celte qualité de maître de dessin ?

LOUISE

Kôse vous trompe, monsieur. Ma tante et moi, nous

avons rencontré monsieur votre fils dans nos promenades, il vient ici pour la première fois.

DORIGNY

Eh I quoi, ce serait là ce jeune homme qui vous salue sur les boulevards ? Ah ! grand Dieu I

ERNEST

Mon père, j'aime mademoiselle ; mais je sens combien la fortune met de distance entre nous. A Tinstant même je lui jurais que jamais elle n^entendrait parler de moi. Je vous en supplie, consentez à ce que je m^éloigne. Dès longtemps, je médite un voyage en Italie.

DORIGNY

Oui, sans doute, il faut partir. Ah! Dieul que penserait de moi madame Sinclair, si elle savait... Quel indigne prix de la confiance qu'elle me témoigne I Que je m^applaudis d'avoir quitté brusquement le déjeuner I Je vous demande pardon pour mon fils, mademoiselle.

ROSE

Au moins, monsieur, ne dites rien à madame ; elle en tomberait malade de chagrin, et cela ferait trop rire tous les gens qui la guettent.

DORIGNY

Ehl soyez tranquille; j'ai trop à cœur de conserver l'estime de madame Sinclair.

ERNEST

Surtout, mon père, ne soyons pas surpris par la respectable tante de mademoiselle.

DORIGNY

Oui, sans doute. Venez, monsieur. Mademoiselle, je vous salue, (a Emest.) Et ne vous avisez jamais de mettre les pieds dans cette maison. (ii sort avoc «on fiu.)

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