‹ ThéâtreChapitre 85 sur 335 · ACTE ni, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCÈNE VII

J'espère que le mariage ne fait pas peur à Louise.

MADAME SINCLAIR

Non, non, monsieur Saint-Laurent ; j'ai lu dans Tâme de Louise. Elle n'a aucune répugnance pour le mariage. Elle est franche ^ elle n'a pas d'amour pour son cousin Anatole.

ANATOLE

Pas d'amour, ma cousine !

MADAME SINCLAIR

Mais elle a beaucoup d'amitié pour lui.

ANATOLE

Il faudra que je m'en contente.

BARDOLIN.

Aiïisi, ma tante, vous consentez...?

MADAME SINCLAIR

J'attends le retour de M. Dorigny.

ANATOLE

Le notaire,, déjà! Ah I ma tante, quelle reconnaissance!

MADAME SAINT-LAURENT

Vous savez quelle dot je donne à ma fille ?

BARDOLIN.

Eh 1 mon Dieu I qu'est-il besoin de parler de dot? Je m'en' rapporte à vous, à ma tante. Tout ce que vous ferez,» tout ce qu'elle fera sera très-bien fait.

MADAME SINCLAIR

Et mon neveu Vernissac, croyez-vous qu'il ne fera rien pour Louise ?

MADAME SAINT-LAURENT

Nous ne lui demandons rien.

i20 LA VIEILLE TANTE.

SAINT-LAURENT

Un petit présent de noce; il ne peut pas se dispenser. . . . '

BARDOLIN.

Vous savez que j'ai la certitude d'une très-belle place de finance pour mon fils. Lisez la lettre que j'attendais,

et que je viens de recevoir. (ll romol une letlrj t madame Sinclair.)

MADAME SAINT-LAURENT

Voyons.

ANATOLE

Voyons.

BARDOLIN, reprenant la lollre.

Promesse positive.

MADAME SATNT-LAURENT.

Ainsi ma fille aura dans le monde un rang, un état ; c'est ce que j'ai toujours désiré.

Et je remplirai ma place avec une intelligence, une probité ! Le mariage va me ranger. Je n'aurai des yeux que pour ma petite-cousine.

MADAME SINCLAIR

Voici M. Dorigny.

ANATOLE

Je ne tiens pas en pJace ; je me sens heureux et léger.

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