ACTE Iir, SCÈNE VIII. 12S
MADAME SAINT-LAURBNT.
Et quel est donc ce jeune homme?
BARDOLIN, montrant Ernest.
Eh vraiment ! c'est monsieur.
MADAME SINCLAIR
Vous l'avez dit.
MADAME SAINT-LAURENT
Monsieur I
ERNEST
Moi!
LOUISE
Lui!
MADAME SINCLAIR
Oui, lui. Son père est mon vieil ami ; et vous me ferez plaisir si vous le mariez à ma petite-nièce.
BARDOLIN , à part.
Ah ! que j'ai bien fait d'exiger un dédit !
ANATOLE
Si je m'en croyais, je me battrais contre lui.
MADAME SAINT-LAURRNT, à madame Sinclair.
Eh quoi ! ma tante, un peintre !
MADAME SINCLAIR
Oh I les arts, c'est le charme de la vie.
MADAME SAINT-LAURENT, à madan^e Sinclair.
Sans fortune, sans réputation.
MADAME SINCLAIR
n s'en fera une.
MADAME SAINT-LAURENT, à madame Sinclair.
D'artiste. En vérité, y a-t-il comparaison entre les deux partis? (a Emest et à Dorigny.) Pardon, messieurs...
MADAME SINCLAIR
Ainsi, vous refusez?
MADAME SAINT-LAURENT
Je ne dis pas cela.
BARDOLIN.
Vous consentez?
MADAME SAINT-LAURENT
Non pas.
MADAME SINCLAIR
Que dites-vous donc ?
Je dis. ma tante,, que c^est une proposition si brusque.... Nous permettrez -vous de réfléchir, de consulter... ?
MADAME SINCLAIR
C'est ce que j'allais moi-même vous proposer. Réfléchissez, délibérez. Monsieur Dorigny, auriez-vous l'esprit assez libre pour venir conférer avec, moi sur les papiers que vous avez bien voulu examiner?
DORIGNY
Oui, oui, madame, je ne ni' éblouis pas... (a BarJoim,
Saint-Laurent, Anatole et madame Sa:nt-Lauront.) MeSsieurS et m..- .
dame, je ne m'attendais pas.... Mon fils et moi, nous ne pensions pas...
MADAME SINCLAIR
Eh! oui, ils le savent tous. M. Dorigny est un honnête homme qui a dojà donné plfis d'un gage de sa délicatesse et de son désintéressement. Mon jeune ami, allez prévenir voire mère de mes bonnes dispositions pour vous.
ERNEST
J'y cours. Ah! madame, monsieur, mademoiselle puis- je espérer?... Ma pauvre mère, quelle sera sa