ACTE QUATIIIKME 5î
FHANCOISE.
Mais nous sommes sauvés, père, c'est le bonheur!.. Oiielie effroyable nuit, quel terrible supplice! Vouloir, — si j'avais pu, j'aurais coupé mon cœur - Entre mon Dominique et toi que je choisisse!... Et ces tourments sont donc finis!
Enfin, nous voilà réunis!...
Ah ! de nouveau, que la maison flamboie,
Uu clair lever du jour à son déclin!
Aimons-nous, travaillons, de toute notre joie,
Au chant berceur de notre vieux moulin!
MEPiLIEPi, Il -Mai'cclline, perulant l'expansion précédcnle.
Je suis vieux, moi ! je puis partir, l'àme joyeuse. Si ma chère enfant est heureuse.
Et, jusqu'au bout, je donnerai mon sang!
MARCELLINE, :i Merlier, de même.
Se donner tout pour ceux qu'on aime.
Offrir sa vie en don suprême.
C'est le devoir tel que mon cœur l'entend I
DOMINIQUE, reprenant.
^e mentez pas, père Merlier!
FRANÇOISE
Hein? père, Ne mens pas!
MERLIER
Aussi vrai que le ciel nous éclairej Je ne mens pas! Voyons, si je mentais, Est-ce que je pourrais rire comme je fais?...
HU LAI i AnUE DU .M U L LIN
Demande à Marcelline... Et, tiens I vois, elle-même Rit de bon cœur.
Bien sûr, quand je sais ceux que j'aime Contents, je suis contente... Allez, soyez heureux! Il dit vrai, je le jure, et nous rions tous deux. Mentirions-nous à cette heure suprême?
Et nous sommes sauvés, le bonheur nous attend!
(A Merlier.l
Se donner tout pour ceux qu'on aime, Offrir sa vie en don suprême.
C'est le devoir tel que mon cœur l'entend!
MER LIER
Et nous sommes sauvés, le bonheur nous attend!
(A Marcelline. I
Je suis vieux, moi ! je puis partir, l'âme joyeuse, Si ma chère enfant est heureuse.
Et, jusqu'au bout, je donnerai mon sang!
FRANÇOISE et DOMINIQUE.
Et nous sommes sauvés, le bonheur nous attend I
Ah! de nouveau, que la maison flamboie!
Aimons-nous, travaillons de toute notre joie,
Au bruit du vieux moulin chantant!
(La dianc française reprend au Igin.) MARCELLINE, prCtant loreillc.
C'est encor le clairon... Écoutez, on l'entend.
FRANÇOISE, avec joie.
0 Dieu bon!