‹ ThéâtreChapitre 12 sur 150 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

SITA

Quand je chante au pied de l'autel La prière du soir, je le vois apparaître.

SCINDIA

Un délire pieux A pu tromper tes yeux.

Je veux t'en délivrer, te sauver de toi-môme Morte est ta vision, moi je vis et je t'aime! Viens !

SITA

Ah! par pitié, laisse-moi!

Pourquoi troubler ainsi ma vie?

J'étais heureuse, hélas ! pourquoi M'ôter le repos que j'envie!

Pourquoi faut-il qu'en un instant La douceur d'un rêve innocent Me soit cruellement ravie!

SCINDIA, avec une ardeur et uqb passion croissantes.

Pour l'amour de ta beauté

J'aurais donné ma vie.

Et mon cœur eût accepté

La honte et l'infamie.

Ma puissante volonté

A tout jamais nous lie!

U veut la saisir et l'entraîner.

SITA, énergiquemeat.

Je ne te suivrai pas !

SCINDIA, a^ec menace.

Ce que j'ai résolu Peut s'accomplir malgré tes pleurs et ta prière. Prends garde!

SITA, révoltée.

Ah! je te hais, je brave ta colère!

SCINDIAj il s'arrête, pais arec fureur.

Je me vengerai donc et tu l'auras voulu !

S'élançant vers le tvrapan de bronze, il le frappe avec violence. — A ce signal, paraissent bientôt Timour, les prêtres, les sei-viteura du temple et la foole, envahissant la scène de toutes parts.

SITA, pendant l'entrée du chœur.

Ah! que veut-il?., quel danger me menace!..

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