SCÈNE III CLAUDEj ANTONIN, JEANNE
JEANNE, très simplement.
Bonjour, Claude.
CLAUDE, de même.
Bonjour, Jeanne, bonjour, cousine !
JEANNE
Vous avez donc encor passé la nuit ?
A peu près !
CLAUDE
JEANNE
Quel joyeux rayon vous illumine ?
CLAUDE
Je su' s content ! Et vous, chère enfant ?
JEAN N E
Il suffit Que vous soyez content pour qu"ici tout s'éclaire !
Gaiement.
De plus, nous avons bien dormi Et l'on ne dirait pas que nous sommes en guerre ; On n'entend plus le canon ennemi.
On l'entendra bientôt, j'espère.
Et le notre y fera la réponse qu'il faut !
On enlt'ii'l un coup île cloche.
On a sonné 1 Qui peut venir ? Voyez donc, Jeanne.
Jeamie fait un mourement vers le fond. A Anlonin.
Tu partiras demain, au coup de la diane
Enfant, garde bien mon se^^ret, Songe au salut de tous qu'un mot compromettrait.
Antonin va s'asseoir à la grande table et se remet à travailler. Parait Cantagnac, conduit par l'ordonnance du général, qui lui montre Claude.