‹ ThéâtreChapitre 123 sur 150 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, GANÏAGNAG.

CANTAGNAG, abordant Claude rondement.

Guillaume Gantagnac, mon général. Un homme Tout rond, vous voyez!

11 tourne avec une lourdeur affectée.

Et maintenant, si Vous me demandez comme Soudain je tombe ici ; G'est bien simple ! Voici :

Je suis de Marseille et j'arrive

Tout droit, en passant par Paris.

Je précède un convoi : blé, salaisons et riz ! Il faut que toui le monde vive Et moi, Ma foi 1 Je vis en nourrissant les autres Les patriotes, nos soldats... qui sont les vôtres

Nous sommes investis Gomment avez- vous pu traverser le pays?

GANTAGNAC, lui tendant le sauf-conluit qu'il vient de tirer de son portefeuille.

Eh ! par la grâce De mon air bon enfant partout on me fait place Oui, mon général, plus on est rond, mieux on passe!

CLAUDE

Qu'attendez-y ous de moi?

CAMAGNAC.

J'ai vu par là Des granges, une étable Dont nous pourrions, au moment favorable Faire nos magasins si, par hasard, cela Ne vous dérangeait point !

CLAUDE

Eh ! monsieur, au contraire.

Nos soldats ont, en celte guerre Bien moins manqué de poudre que de pain. Soyez le bienvenu ! soyez mon hôte !

CANTAGNAC, à part.

Enfin !

Me voilà dans la place !

Regardant à la dérobée autour de lui.

Eh ! sa femme !

N'est donc pas là !

Comme prenant un p3rti.. s'approchant de Jeanne.

Votre mari, madame, Est bien l'homme parfait que l'on m'avait dépeint!

CLAUDE

Vous vous trompez, monsieur! Ma femme est chez sa mère! Mademoiselle est ma parente, seulement.

CANTAGNAC

Pardon ! mais je verrai, ce soir probablement Madame Ruper?

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