‹ ThéâtreChapitre 137 sur 150 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

JEAiNNE.

C'est une vieille chanson lorraine.

Très simplement.

S'en est allée au Bois Chesnu, Dévotement, noire sœur Jeanne, Là, saints et saintes elle a vus

Lorri, Lorraine!

Saints et saintes lui ont parlé

Lorri, Lorra !

Saints et saintes lui ont parlé,

Ont dit: Va-t'en, Jeanne, ma Jeanne,

Monte sur un grand palefroi

Lorri, Lorraine î Va-t'en devers ton gentil roi

Lorri, Lorra!

Va-t'en devers ton gentil roi Porte Lépée avec la lance, Et fais selon que Dieu voudra

Lorri, Lorraine!

Et marche ton chemin tout droit

Lorri, Lorra!

Les officiers el les autres assistants, coimne euti'aînés par le mouvement de la ronde, chantent avec Jeanne ce dernier couplet.

A marché son chemin tout droit.

A sauvé le pays de France Pour ce, grand renom gardera

Lorri, Lorraine!

Pour ce, Jeanne plus ne mourra

Lorri; Lorra !

DELPHINE, un peu iioniquî, regaiJant Jeanae.

Vraiment, on ne pouvait mieux finir, et, je pense Que voici venir le tour de la danse.

Allez, messieurs I invitez-nous I La musique est par là...

A Jeanne.

Jeanne, quand parlez-vous ?

JEANNE

Ma mère a dit demiin 1 Notre tâche est remplie, N'est-ce pas, maintenant, puisque vous êtes là ?

CLAUDE, à part.

Demain I

DELPHINE, très détachée.

Mais, où donc est Antonin ? Le voilà ! Ah I le félon chevalier qui m'oublie I

Arec un regard vers Ciau'ie.

Rien... rien ne peut l'émouvoir 1

A AiUouin.

Votre bras.

C'est une valse. Eh bien ! ne m'enlendez-vous pas ? Allons :

Elle a pris le bras d'Aiilonin et sort avec lui. Au fond, elle s'arrête un instant, jette un dernier regard rers Qaude et Jeanne et sort en valsant avec Antonin.

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