‹ ThéâtreChapitre 138 sur 150 · CLAUDE, JEANNE · texte numérisé non relu

CLAUDE, JEANNE

Jeaync el Cl;iu<lo sont Tenus peu à peu en sconc, où biontùl ils (Icmourenl seuls, tous les autre» persoiuiages s'étynl retirés vers le fond.

CLAUDE

Ainsi, c'est dit; vous partez, Jeanne?

JEANNE

Il le faut 1 Ma mère voudrait Revoir notre vieux toit dans la vieille forêt !

CLAUDE

Vous aviez refait mon courage.

Par vous je m'étais relevé...

Et vous voilà d'un mot, détruisant votre ouvrage, M'arrachant au repos par vos soins retrouvé.

JEANNE

J'ai rempli la tâche modeste Qui me retenait près de vous.

Et le pur souvenir me reste De ces jours consolants et doux.

Et là-bas à l'ombre des chênes. Par la grande voix du canon, L'écho des victoires prochaines Nous apportera \otre nom.

CLAUDE

Oui 1 de prochains combats termineront la guerre, Mais rien ne sera plus ici, comme naguère...

JEANNK.

Delphine est revenue, et son pieux devoir Elle raccomplira mieux que l'amie absente.

CLAUDE, amèrement.

Delphine 1... c'est vrai 1... son devoir

A lui-même.

0 pensée ardente et dévorante, Loin de moi! — Chère enfant, au revoir I

JEANNE, lui tendant la main.

Au revoir, Nous nous dirons adieu, mais seulement ce soir.

Ile s'éloigne doucement. Claude la reconduit jusqu'à la porte et revient très ému.

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