CLAUDE, JEANNE
JEANNE, venant sans qu'il Tait Tue.
Voici l'heure.
Claude, où je dois vous dire adieu!
C L A U D E , brusquement, se levant.
Ah ! quoi ? Déjà !
JEANNE
Selon mon vœu Vous ne resterez plus seul en cette demeure Je m'en vais l'esprit rassuré!...
CLAUDE
A'ûus vous en allez, c'est donc \Tai?
Vous vous en allez sans regret ni peine
Le cœur léger, Tàme sereine Tandis que moi...
Instinrtivcment.
Jeanne, ne partez pas.
JEANNE
Que dites-vous?
CLAUDE
Je dis que je suis las, Las de me mentir à moi-même, Jeanne, je dis que je vous aime!
Mouvement de Jeanne.
Ah ! ne répondez pas ! Allez !
Je comprends bien votre silence, Vous souiïrez la même souffrance Et nos deux cœurs sans espérance
Loin de leur paradis demeurent exilés ;
Mais du moins, s'il n'est plus d'aurore Pour nous, sïl n'est plus d'avenir.
En nous disant adieu, Jeanne, eûeuillons encore La pâle fleur du souvenir.
JEANNE
Puisqu'il faut rompre le silence Par nioi sévèrement gardé,