‹ ThéâtreChapitre 23 sur 150 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Aux coups d'une horde sauvage Ils vous jetteraient sans merci.

Vos chefj ont invoqué mon secours. — Me voici î

Alix chefs.

Ah ! je vous sauverai... je vous le dis encore. M'obéirez-vous tous !

LE CHŒUR

Oui, tous, nous le jurons.

Ici, comme à Lahore, A toi seul nous obéirons !

SGINDIA.

Calmez-vous. — Prudemment préparez la retraite. Dès que la nuit viendra, soldats, nous partirons. Impuissants à luttar après cette défaite, A la mort du moins nous échapperons.

ENSEMBLE

Avant la prochaine aurore, Pour le départ que tout soit prêt; Vainement le roi voudrait Avec nous combattre encore.

A Lahore !

Mort à qui résisterait!

Pondant cette scène, Kaled a écouté avec douleur les paroles de Sïindia, puis il s'est fait jour à travers les groupes et s'est précipité hors du camp.

Parait Alim, pâle, blessé, se soutenant à peine. D'auties soldats le suivent. — Mouveincrit. — Silence.

SCKNE Y

Les Mêmes, ALIM.

A L I -M , avec iiiJiû'Da'ion.

On parle de partir!.. On ose

Commander ici... moi vivant!

Lâches, qui désertez ma cause, Regardez-moi. — J'ai prodigué mon sang Pour assurer votre fuite si prompte, Je suis blessé, mais je reste debout

Et je veux lutter jusqu'au bout.

Ah ! plutôt la mort que la honte 1

LE8 SOLDATS, chœur aceompaçDaDt la suite de la phrase d'Alim

0 roi, nous sommes condamnés.

Des hommes et du ciel contre nous déchaînés Ta valeur n'a pu nous défendre !

ALIM.

Quel ténébreux complot a pu vous entraîner? De l'avilissement où vous allez descendre Vers mon but glorieux je vous doio ramener.

LES SOLDATS

Non !

ALIM.

Misérables!..

LES SOLDATS

A Lahore!

Avant la prochaine aurore.

Pour le départ que tout soit prêt.

A Lahore !

Mort à qui résisterait.

Alim veut s'élancer vers eux ; ses forces le trahissent. Kaled reparaît. — Il veut courir vers le roi j sur un geste de ScinJi* des soldats l'arrêtent et l'entraînent loin de la scène. LES SOLDATS, entourant le roi. GHœUR, farouche et irouiquo.

Roi, quand la mort t'a touché de son aile Et qu'elle désarme ton bras, Va, si tu peux, te défendre contre elle ; Mais n'appelle plus tes soldats !

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