ACTE DEUXIÈME
SCINDIA, près de lui, d'uaa voix haineuse.
Ta royauté n'est plus qu'une ombre vaine Et mon pouvoir succède au tien.
Si tu tombes, c'est par ma baine, Car je te bais, sacbe-le bien !
ALIM.
Ah! qu'entends-je !
SCINDIA
Tu m'as ravi Sitâ que j'aime!
J'ai fait taife longtemps mon orgueil outragé, Mais le jour est venu du cbàtiment suprême.
ALIM.
Il l'aimait !
SCINDIA
Meurs, Alim, je suis vengé.
ALIM, avec imo fureur désespérée.
Je comprends! c'est à toi que je dois ma défaite... Celui qui m'a frappé, c'est toi!..
Traître! meurtrier!
Le désignant aux soldats.
Qu'on l'arrête !
Morne silenoc des chefs. — Alim se traîne de l'un à l'autre. — Trèstroablé.
Quoi?., pas un n'obéit aux ordres de son roi?
SCINDIA, à Alim, froidement.
Ne résiste plus. — L'œuvre est faite I
LES SOLDATS
La main des dieux pèse sur toi !
ALIM, terrassé.
La main des dieux pèse sur moi I
Il tombe sur les coussins à l'entrée de la XnJlU
LE CIIŒUn.
Roi, quand la mort t'a touché de son aiJf-^
Et qu'elle désarme ton bras.
Va, si tu peux, te défendre contre elle,
Mais n'appelle plus tes soldats !
Tons s'éloignent, Alim fait un dernier efiFort pour les arrêter et retombe évanoui. Pendant le chœur précédent, Sitâaparu àl'entrée de sa tente. — Pâle, terrifiée, défaillante, elle ne peut aller vers Alim. An moment où les soldats disparaissent, elle triomphe à peine de sa terreur ; elle se redresse enfin et court vers le roi, toujours sans connaissance.
SCÉXE YI
ALIM, SITA.
s I T A , accablée.
Seule ! Je reste seule à ce moment suprême.
Avec une résolution subite.
Eh bien! h ton salut, seule je suffirai.
ALIM, vaguement.
Sita, ta voix me parle...
SITA, avec tendresse.
Oui, je suis là, je t'aime Et je te sauverai !
ALIM, comme dans nn rêve.
Tu m'aimes !..
Elle l'aide à se soulever ; il la regarde avec extase.
Cet aveu dont mon cœur est avide, Ah! je l'entends enfin pour la première fois. Je ne rêve pas... je te vois !
Enfant, que ta lèvre timide Me le répète encor, ce mot tant espéré!..
SÎTA.
Alim "; Alim ! je t'aime et je te sauverai !