CHŒUR
0 maître de toutes i?hoses.
Loin du soleil dévorant, Pour te charmer sont écloses Les jeunes fleurs de l'Iran, Et tes esclaves heureuses Versent sur tes pâles mains Le parfum des tubéreuses, Des roses et des jasmins.
Lève ta sombre paupière.
Fais étinceier sur nous Ton regard plein de lumière, Conquérant terrible et doux !
La Victoire est ta maîtresse, Mais ton cœur n'est-il point las De cette sanglante ivresse, Et ne nous reviens-tu pas?
NOUR-EDDIN, les éloignant d'un peste.
Ahl laissez-moi. Vos chants ont fait s'enfuir un rêve Redoutable et charmant.
Il se lève.
Fallait-il l'abréger, l'heure déjà si brève De mon enivrement?
Belle d'une beauté fatale, 'Une femme venait vers moi, Une femme au visage pâle, Et mon cœur frissonnait d'émoi.
Ouvrant les bras, la charmeresse Marchait ainsi, lente et sans bruit; Ses yeux doux comme une caresse Étaient profonds comme la nuit.
Et sur cette pâleur mortelle Éclatait, ù charme puissant.
Sa lèvre amoureuse et cruelle.
Rouge comme une fleur de sang.
Et sous cette lèvre de flamme Je sentais ma lèvre brûler Et, dans un lent baiser, mon âme S'exhaler!
Comme à lui-même.
La vision s'efface Troublant d'une vague menace Des souvenirs pleins de douceur!
12 THAMARA
LES FEMMES
Au charme fuyant d"ua rêve N'abandonne plus ton cœur.
Vers toi notre voix s'élève.
Sois-nous clément, ô vainqueur Par des visions jalouses, En vain tu serais troublé.
Cherche parmi tes épouses L'oubli d'un songe envolé.
Légère? rumeurs au dehor?. Entrée Je goldats.