SCÈNE TI Les Mêmes. Soldats persans
LES SOLDATS, se prosternant.
Tes serviteurs, adorant ta puissance Sont à tes pieds, ô roi des rois'
nour-eddin.
Parlez !
les soldats.
La brèche est ouverte. L'effroi Règne dans la ville. Et pourtant la résistance Des soldats de Bakou ne faiblit pas. Rien, rien. Ni la soif ni la faim ne doit nous les soumettie Ils aiment mieux mourir!
N 0 U R - E D D I N , nonchalamment.
Eh bieni Qu'ils meurent !
OEUXl KME TABLEAU 13
LES SOLDATS, se proslernant de nouveau.
Maître, Toi seul es fort!
NOUR-EDDIN, dans une rèvcrio sombre.
Ils résistent encor I
Éclalant.
Vassale de l'Iran, Bakou, cité rebelle, Orgueilleuse citadelle, Ah ! je t'anéantirai 1 Tes soldats, tous, tes enfants et tes femmes. Je les exterminerai !
Leurs cadavres sanglants combleront nos tranchées.
Sous le monceau de leurs têtes tranchées Dormiront les guerriers tombés sous mes drapeaux !
A la place oii demain brouteront les troupeaux. Rien ne dira, sinon un soufTle d'épouvante. Qu'une cité fut là, vivante !
Au point du jour, que tout soit fait ! Allez! Donnez l'assaut! Tuez! Brûlez!
Mouveinont vers le fond. D'autres soldat? paraissent.
Qui vient?
r.\ SOLDAT.
Tremblante, fugitive, Une femme !
L E C H OE u R .
Elle arrive Pour t'implorer et dit se nommer Thamara.
LES FEMMES
Ah!
La perle de Balvou ! Celle Que l'on dit si belle!
Roi, prends garde!
14 THAMARA
XOr R-EDDIN.
Je veux la voiri
LES FEMMES
Redoute Éblis, le démon noir.
Songe à ton rêve !
N 0 r II - E D D I N , toujours souriant.
Eh! qu"ai-je à craindre d'elle?
Qu'on me l'amène!
Musique de scène. Tableau. Entrée de Thamara voilée.