ACTE TKUISIRMK
MERLIER
Ce ne sera pas bien commode.
LE CAPITAINE, fioid, ironique.
Ah!
MERLIER, bonnement.
Non!
LE CAPITAINE, lui mettant brusquement sous les yeux le couteau ramassé pn de la sentinelle.
Peut-être, Regardez ce couteau, pourriez-vous le connaître?
FRANÇOISE, à pari.
Oh ! le couteau!
MERLIER, toujours avec bonhomie.
Mon Dieu !
Tout le monde a de ces couteaux dans nos campagnes. Oui, pareils.
LE CAPITAINE, éclatant.
Si la colère me gagne, Je fais mettre le feu Dans le moulin et dans tout le village !
UN SOLDAT, arcouraiit.
Capitaine ! le prisonnier S'est échappé!
LE CAPITAINE, furieux.
Voilà ! Sans chercher davantage, C'est lui ! c'est le gredin! Il a du s'éloigner Par ces bois qu'il connaît !
46 LAlTAgl'H DU MOILIK
MERLIER, avec un cri étouffé, à part.
Dominique!
FRANÇOISE, à demi-voix.
Mon père !
Je liemble!
(PeDdanl ce qui précède, Jes soldats ont jeté un grand manleau militaire sur le corps de la sentinelle, qu'un peloton entoure et qu'on ne voit plus.)
LE CAPITAINE
Voyons! Je veux qu'on m'éclaire.
M'enlendez-vous?
MERLIER
Cerle !
LE CAPITAINE
11 faut aujourd'hui Le retrouver, ou tous demain pairont pour lui. Vous devez savoir sa retraite...
Vous la savez !
MERLIER, sans s'émouvoir, sincèrement.
Non ! sur ma tête !
D'ailleurs, comment, dans la forêt.
Chercher un homme? Ce serait Chercher dans le foin une aiguille !
LE CAPITAINE
Eh! cet homme est l'amant de votre fille! Vous l'avez fait fuir! C'est certain.