‹ ThéatreChapitre 154 sur 183 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

JENNEVAL

Comment?

KAREL

]N 'avait-il pas hier au soir, devant Lierre, l>"un souper très réel la face hospitalière, Kt bien réellement va-t-il pas ramener Deux Grâces et leur père, avec le déjeuner? C'est comme qui dirait un rêve de famille Où la part du poète est l'œil bleu d'une fille, Et celle de la prose, un père à l'œil fourrier Sorvant, avant le feu, le coup do l'étrier.

A nous n'appartient pas de sonder un mystère.

{à Jenneval).

Pourtant retiens ceci — puis tu pourras le taire : — Si chez toi du sommeil un vain rêve est vainqueur. C'est qu'un nom a sonné la diane à ton cœur.

JENNEVAL, troublé.

Diane? un nom?

HECTOR

Le nom des fanfares de guerre.

Un nom de femme aussi, — mais il n'importe guère Que ce soit la diane ou de guerre ou d'amour, — Qui réveille les gens longtemps avant le jour.

JENNEVAL

Comment? dis.

[On entend au loin l'air national hollandais.)

HECTOR

Comme fait la diane lointaine Au camp royal.

KAREL

Des pas. Qui vive?

{Tous trois saoancent, en croisant la baïonnette.)

188 JENNEVAL

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