‹ ThéatreChapitre 170 sur 183 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Les Mêmes, JENNEVAL.

LE SOLDAT

Ce baiser est pour elle.

[Il va pour la prendre dans ses bras) . JENNEVAL, se précipitant sur lui.

Bandit L Qu'allais-tu faire?

DIANE

Ah ! lui !

208 JfiNNEVAL.

JENNEVAL

C'est pour elle, a-t-il dit !

Le forçat, pour sa mère, il embrasse sa proie ! Car l'infâme pour mère eut la fille de joie. 0 le lâche ! son cœur a-t-il assez de sang Pour effacer son souffle à ce front innocent? Ce souffle de soudard y laissera sa trace !

(Le soldat tire son sabre et se jette sur Jenneval qui le désarjne).

DIANE

Ah! Jenneval, je meurs !

LE SOLDAT

Je suis désarmé. Grâce!

JENNEVAL

As-tu fait grâce, toi, quand cette noble enfant Implorait la pitié d'un fuyard triomphant. Et lorsqu'elle n'avait pour secours et pour armes Que la voix de l'honneur et ses mortelles larmes? A genoux devant elle, ô monstre ! Implore-la. A genoux. Plus bas. Bien. — 0 guerre, te voilà ! Et que ne tiens-je ici tes sanglants lauriers, comme Je tiens à mes deux pieds la tête de ton homme !

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