ACTE II, SCÈNE IV
Que je suis libre encor, que je vais être à vous, Si vous ne vous battez avec mon triste époux...
GEORGE
Oui, je comprends enfin ! Ce triste époux, madame, N'a point de rendez-vous qu'il n'avoue à sa femme, Et c'est-elle, je crois, qui vient à son secours!
LUCILE
Croyez si a'ous voulez, mais répondez toujours,
GEORGE
Eh bien! je l'avouerai, moi-même j'avais honte
D'avoir de votre crime à lui demandé compte,
Et me trouvant d'avance assez vengé de vous
Rien qu'à ce seul penser que l'homme est votre époux.
Je l'étais de l'époux amplement, sur mon âme !
En apprenant enfin à connaître sa femme.
Et honteux d'avoir cru qu'un de nous est de trop.
Je voulais lui courir dire : Je suis un sot !
Mais je vous comprends bien. Vous vous êtes trahie.
Vous l'aimez !