SCÈNE III
Les Mêmes, MONTIGNY, HÉLÈNE, LA COMTESSE DE HOKNES.
HORNES
Hélène, ma belle-sœur, je suis un vieux soldat. Montigny peut vous dire que je suis un pauvre écolier aux choses de la galanterie et du bien dire. Permettez qu'en signe déloyale affection, je dépose sur cette joue mon baiser fraternel.
[Il V embrasse.)
EGMONT
Moi de même, je suis un vieux soldat. Et aussi vrai que de Hornes jouit ici d'un charmant privilège, je dé-
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clare qu'au tournoi de demain, je romprai une lance avec quiconque ne confesserait pas qu'Hélène de Melun a les yeux aussi brillants que dame de Castille. — Qu'en dis-tu, Orange? [Il baise la main d'Hélène.)
ORANGE
Je romprai une lance avec Egmont lui-même, s"il ne confesse que Montignj est un chevalier fidèle à sa dame et à sa patrie. {Il baise la maiti d'Hélène).
HÉLÈNE
Messeigneurs, et vous, mon frère de Hornes, êtes trois fois les bienvenus. Acceptez, pour tout gage de ce que je sens, cette parole du cœur.
ORANGE, à la comtesse.
Le ciel vous sourit, madame. Vous êtes mère aujourd'hui pour la troisième fois.
LA COMTESSE
Merci aux frères de mes fils.
{On entend la musique dans la salle du Bal.)
EGMONT
Messieurs, entendez-vous ce signal?
[Les trois gentilshommes sortent.)