ACTE î, SCÈNE XI. ^i
liDORE, à part , désolé.
Ahl mon Dieu !
DERBIGNY.
Est-ce^ que je ne te l'ai pas remise?
ISIDORE, interdit.
Si !... si, papa, mais, c'est que... c'est que...
DERBIGNY.
Je gage que tu l'auras égarée... tu laisses tout traîner.
ISIDORE, à part.
Me voilà bien ! que faire?...
DERBiGNY, qui a été chercher sur la table à gauche. Comment?... et ton examen? (// prend un cahier.) Cette composition... il n'y a d'écrit que le tilrel tu m'avais dit cependant.,' {Avec sévérité.) Qu'est-ce que cela signifie? ISIDORE, à part.
J'ai des éblouissements, les yeux me piquent, j'ai la bouche sèche...
PAiiÉLA, se montrant à la porte de la chambre d Isidore, qui ouvre sur le théâtre.
Je crois qu'à présent je peux..; Ah! {Elle rentre vivement et ferme la porte.)
DERBIG:tY.
Que vois-je 1... une femme chez lui'.:.. (// va vivement à la porte d'Isidore.)
ISIDORE, à part.
Oh ! là ! là ! je suis perdu ! ^
DERBiGNY, frappant à la porte.
Sortez, mademoiselle! sortez !... [On entend fermer le verrou en dedans.) On saura bien vous y contraindre ! ISIDORE, hors de lui.
Que devenir?..:
DERBiCNY, furieux, à Isidore.
Voilà donc à quoi vous passez votre temps, menteur ! vaurien ! paresseux 1
ISIDORE, /)?rc/an/ la tête.
Papa, papa, je... je voudrais vous dire!..;
Air •• Doïix mon%€7it.
ENSEMBLE
DERBICNY.
Lai55e2-moi ! {bis) C'est un affreux outrngc !
Mais pour vous rendre sage, J'invoquerai la loi!
ISIDORE
Quel effroi ! [lu) Pour lui, c'est un outrage,
* Isidyre, Derbigny.
U UN DOCTEl'R EN RERBE.
Ah 1 je sens mon courage Défaillir malgré moi !
ISIDORE
J'ignore encor, je vous le jure...
DERBIGNY.
Cacher une femme chez lui ! 1
ismoRE.
Oh I pardonnez, je vous conjure....
DERBIO'Y. ,
Voilà la jeunesse aujourd'hui !
ISIDORE
Ne m'accablez pas davantage...
Mon bon père...
DERBIGNY.
Il n'est plus d'enfant !
Un pareil tour... à dix-neuf ans !
Que feras-tu donc à mon âge ?...
ISIDORE
Oh ! mon papa, je serai lage !
REPRISE DE L ENSEMBLE
derbi'gny.
Laiisez-moi 1... etc.
Quel effroi 1... etc.
LAMBERT, sorlaïii de la chambre.
Mais quel bruit !... et pourquoi ?
D'où vient donc ce tapage ?
S'il promet d'être sage, Crovez-le sur sa foi !