‹ ThéâtreChapitre 193 sur 381 · ACTE H, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE H, SCENE VIII

ment.) Mathilde, ce qui est vrai, surtout, c'est mon amour pour vous, mon amour, qui ne reculera devant aucun obstacle. [A part.) Ohl je sais ce que je dis maintenant.

MATHILDE

le ne demande qu'à vous croire, moi.

HECTOR, à part. •

Je le vois bien. [Haut.) Ma chère Mathilde, oublions tout cela, et occupons-nous un peu... de nos petites affaires. Voulez-vous toujours être ma femme ?

MATHILDE, avec uu cri.

Ah! moîi Dieu!... mais, moi aussi, j'avais oublié de vous dire...*

HECTOR

Seriez- vous mariée?...

MATHILDE

Pas tout à fait.

HECTOR

Comment, pas tout à fait ?

MATHILDE

Il m*est arrivé un malheur, depuis que je ne vous ai vu.

HECTOR

Quel malheur?

MATHILDE

Je suis devenue riche... l'héritage d'un vieux parent.

HECTOR

Ah! je comprends... et l'on me refusera votre main, sous prétexte que moi, je n'ai pas eu de... malheur.

Justement... on veut me faire épouser un jeune homme trèsriche, un monsieur de Cerny.

HECTOR, à lui-même.

De Cerny... de Cerny... mais je connais ce nom-là, moi.

MATHILDE

Il a pour lui mon tuteur, le colonel Guérin, monsieur et madame Legrus, enfm tout le conseil de famille, qui doit dîner ici ; ils sont tous pour monsieur de Cerny et connaissent sans doute déjà toutes vos folies, monsieur.

HECTOR

Qu'importe tout cela, si vous êtes de mon côtél

MATHILDE

D'abord, moi, je ne veux pas épouser monsieur de Cerny.;. * Mathilde, Hector.

quand je croyais que vous m'aviez oubliée, c'était encore possible... et cependant il me déplaisait bien... mais maintenant, je le déteste.

HECTOR

Chère Mathilde ! [Il lui haise la main.)

MATHILDE

J'entends des pas... c'est sans doute ma tante qui revient... Je vous quitte. Adieu.*

HECTOR

Vous m'avez pardonné?

Oui... mais parce que c'était ma tante... Adieu! adieu I [Elle lui envoie un baiser et se dirige en courant vers la droite. — Florine parait au fond et pousse un cri. — Mathilde s'arrête sur le seuil de la porte.)

SCÈ^E ZX.

HECTOR, FLORIXE, MATHILDE, au fond.**

FLORINS, sans voir Mathilde.

Ah\

HECTOR, se retournant.

Florine! {Toussant.) Hem! hem!

FLORINE, venant à lui.

Comment, monsieur, vous m'avez suivie jusqu'ici !

MATHILDE, avançant d^un pas.

Suivie ?

HECTOR, bas à Florine.

Veux-tu te taire ?

FLORINS

Puisque c'était convenu pour dimanche...

HECTOR

Mais tais-toi donc f

FLORINE

Devant les singes... {Apercevant Mathilde.) Tiens ! mademoiselle Mathilde î

MATHILDE, à mi-voix.

Il paraît, monsieur, que vous avez suin Florine aussi?***

HECTOR

Eh bien, oui, c'est vrai!... mais je savais que c'était votre

* Hector, Mathilde.

** Hector, Florine, Mathilde.

••* Florine. Hector, Mathilde.

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