ACTE 11, SCENE X
Bienlô!. .
HECTOR, autre air.
« Bientôt sa main à l'étroito fenêtre « Suspend son châle...
FLOIUNE.
Du tout... madame d'Ermont tire d'uu panier...
HEGIOR.
Du Champagne?
FLORINE
Non, monsieur, des médicaments.
HECTOR
Je te dis que c'était du chaiu pagne.
FLOKÎNE.
Et un gros paquet.
HECTOR
Un pâté.
FLORINii.
Non, monsieur, de la farine de moutarde.
HECTOU-
Je to dis que c'était un pâté.
FLCRINE.
Mais non, puisque c'était uue femme en couches.
HECTOR, furieux.
Ene femme en... Tu n'es pas une honnête fille, va-l'en!... tu n'es plus à mon service... tu n'es bonne à rien ! FLOKINE, remo7itanL Dame ! monsieur, je ne sais pas autre chose sur le compte de madame d'Ermont.
• HECTOR
C'est dégoûtant! [Les portes du fond s'ouvrent, un domestique apparie un flambeau qu'il pose sur le guéridon.)
FLORINE
Ah ! voilà le prétendu et tout le conseil de famille.
BECTOR.
Je n'y suis pas! [Il gagne la droite.)
UN DOMESTIQUE, annonçant du dehors.
Monsieur et madame Legros ! [M. et M"^" Legros traversent de gauche à droite tout en causant.)
HECTOR, bas d Florine.
Eh mais... c'est ce monsieur qui t'offrait des châles ce maiii» aux Tuileries.
50 UN MOxNSÏEUR QUI SUIT LES FEMMES.
FLORINE, bas.
Oui, monsieur.
HECT0R,'6as, passant h gauche.
Et la moitié de ce mo/jsieur... je ne me trompe pas!... c'est 'Anglaise! my dear Anatole !... Anatole of my heari! LE DOMESTIQUE, toujours en dehors, annonçanU Monsieur de Cerny î [De Cerny traverse au fond, de gauche à droite.) HECTOR, à part.
De Cerny, à présent! l'homme aux pistolets! (Il part d^un rire muet.) Je suis enchanté de ne pas être parti ce matin pour la campagne.
FLORINE
Pourquoi donc ça ?
HECTOR
J'ai à te parler... conduis-moi dans ta chambre.
FLORiNB» reculant.
Hein?
HECTOR
Dans la cave, dans la cuisiiie, où tu voudras!.,. Viens!... viens!... tu es une honnête fille! [Il sort par la gauche en eri' traînant Florine.)