SCÈNE XSIÎ
PAULINE, ISIDORE, LAMBERT, DERBIGXY, un peu
au fond.
PAULINE, sortant de sa chambra et appariant un petit carton quelle va poser sur la table à gauche.
Mon ami. mon ami. la voiture est en ba?. on vient d'emporter nos malles.
DERBiGNV. regardant Isidore:
Déjà?
ISIDORE , à part.
A présent , ça me fait de la peine de les voir partir. — Mademoiselle oserais-je vous offrir?...
PAULINE
Ah ! la jolie broche; merci monsieur Isidore.
ISIDORE
Gardez-la en souvenir de moi... C'est papa qui Ta achetée pour que je vous la donne.
DERBiGNY , desccndaiU entre Isidore et Lambert tout en mettant son paletot.
Monsieur Lambert, vous êtes de bon conseil... Permettez-moi de vous recommander cet enfant là.
LAMBERT
Vous le reverrez homme, j'en réponds.
DERBiGNY, à Lambert.
Et si, un jour la vie parisienne vous lassait , et qu'il vous convînt de vous créer une bonne clientèle en province , rappelezvous que vous avez à Briare, (car, vous êtes noire compatriote... Briare est votre patrie, comme c'est la nôtre)... Rappelez-vous que vous y avez de bons amis , qui seront charmés d'employer leur crédit à vous être agréables.
Pendant ce qui précède , Lambert a aidé Derbigny à mettre son ( paletot et a jmssé à gauche. *
PAULINE, d'un ton gracieux.
Moi d'abord, j'en parlerai à mon père.
LAMBERT
Croyez, mademoiselle, que le désir de me rapprocher d'une aussi aimable personne...''// salue.)So vous dérangez pas. (.l/)a?-f en reri' trant chez lui.) Elle est charmante!
DERBiGNV, à Isidore.
Allons, suis bien mes conseils et surtout, évite les mauvaises connaissances!
" Pauline, Isidore, Lambert, Perbigny.
ISIDORE
Ohl oui, papa!...
Air : De votre offr mon âme est blessée. ENSEMBLE.
DERBIGNY.
Adiçu, garçon ! que le destin prospère
Veille ici sur ton avenir î Oui, nous partons, mais bientôt, je l'espère,
Le sort pourra nous réunir.
Adieu ! adieu!
ISIDORE
Comptez sur moi, je tàch'rai d'vous coraplaire.
Vous que je ne puis trop chérir.
Adieu, papa, que le destin prospère
Puisse Lientut nous réunir 1 Adieu ! adieu !
PAULINE
Partons 1 je dois obéir à mon père ;
Mais, n'importe, pour l'avenir, D'une amitié qui doit m'ètre bien chère,
J'emporte un joli souvenir.
Adieu î adieu!
[Isidore les reconduit jusqu'au fond, baise la main de Pauline et embrasse son père avec émotion. Pauline et Derbigny sortent.