SCÈNE II
CHAVIGNOL, seul, allant à la fenêtre.
Je voudrais être déjà là-bas î... Un ciel bleu! un soleil splendide! et libre... comme l'hirondelle! Ah ça ! voyons, est-ce à la gare... ou à Saint-Germain qu'est le rendez-vous? Où diable ai-je fourré la lettre de Bourrachard? (// la trouve sur la table à droite.— Il lit la lettre.) «ilon \[e\\\...):) (S'interrompant.)\ïeux... ça ne prouve rien... au collège on s'appelait mon vieux... il paraît même qu'à présent on s'y appelle : ma vieille... [Continuant.] «Je t'ai laissé toute cette semaine encore dans ton esclavage, mais en voila assez î... Brise tes fers, et viens inaugurer la deuxième aurore de ta liberté!... Je {'cÀiewdi, ma vieille (Qu' est-ce que je disais!] je t'attends demain à ma villa de Saint-Germain-en-Laye... à dix heures, les pieds sur Therbette. P. S. 11 y aura'des grisettes... et des ânes... Nous serons quinze... tous vieux amis.» [Posant la lettre sur la table.) Des grisettes, c'est gentil... Je ne serai? pas fâché de revoir un peu... depuis le temps... bah !... je m'y remettrai comme au Champagne... au cigare! (// met un étui à cigares dans sa poche.) Heureux joUr ! Il me semble que je reprends ma vie de célibataire !... Àh ça! mais, ce cabriolet... {Regardant à sa montre.) Huit heures et demie, et Bourrachard qui m'attend à dix heures!... J'ai tout juste le temps d'arriver au chemin de fer pour le contoi de ûeuf heures.