SCÈNE V
ANTÉNOR, i)uis ROSE*.
ANTÉNOR, voulant la suivre.
Mademoiselle, croyez bien que mon amour seul... T(OSf^f paraissant à la porte de la chambre où est entrée sa maitresse.
On ne passe pas.,.
ANTÉNOn.
îen*ai qu'un mot è...
li moi, je vous dig que quan4 ^ien mOi^e vous nerim k patjt caperftlM. on m passe pas,
ANTÉNOR
Mais, grenadier, tu m'affligçi lîçaucûup, tu ne sais done pas h quel point je l'aime?
ROSE
Vous aimez ma maîtresse ?
ANTÉWOR.
Comme un lion.
ROSE
Je vous plains, alors.
Pourquoi ça?
AOSB.
Primo d'abord, elle ne veut pas se marier.
ANTÉNOR
Oh ! à la rigueur, ça... ça me serait égal.
ROSE
Vous dites?
ANTÉNOR
Rose, dis-moi qu'elle m'aimera.
• Anténor, Constantine.
•• Anténor, Rose.
22 TAMBOUR BATTAIST.
ROSE
Est-ce que je le sais, moi ?
AMitXOR.
Dis-le tout de même, Briquette, qu'est-ce que ça te fait?
ROSE
Eh bien! oui, elle tous aimera, na. Maintenant, j'espère que vous aller filer?
ANTÉXOR.
Filer! quand j'ai IVspoir d'être aimé d'elle!... car vous l'avez dit, madame Bou-Taba.
ROSE
Mais...
Que faut-il faire pour loucher son cœur ? Tu dois savoir ça!
Aime-t-elle les cachemires, les diamants, les marrons glaces, b.'s oranges? Voyons, Rose, parle, éclaire-moi. Si tu veux me servir, je te donnerai une robe de mérinos bleu et un chapeau
de paille noir.
ROSE
Ça ne me tente pas.
ANTÉxXOR.
Je le ferai ton portrait, en homme.
ROSE
Ca m' irait mieui.
ANTÉNOn.
Et j'y joindrai une carabine et cinquante bouteilles de rhum.
ROSE
De la Jamaïque?
AXTÉNOR.
Oui... la carabine.
ROSE
Eh bien! tenez, quoique pékin, vous me plaisez, et je veux bien vous indiquer la route à suivre. {Elle fait le mouvement des cantonniers du chemin de fer.)
ANTÉNOR
Ah ! cette bonne Briquette.
Voici ce que ma maîtresse disait, pas plus tard que ce matin ; écoutez bieUi
ANTÉNOR
J'écoute avec soin.