‹ ThéâtreChapitre 270 sur 381 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ANTÉNOR, i)uis ROSE*.

ANTÉNOR, voulant la suivre.

Mademoiselle, croyez bien que mon amour seul... T(OSf^f paraissant à la porte de la chambre où est entrée sa maitresse.

On ne passe pas.,.

ANTÉNOn.

îen*ai qu'un mot è...

li moi, je vous dig que quan4 ^ien mOi^e vous nerim k patjt caperftlM. on m passe pas,

ANTÉNOR

Mais, grenadier, tu m'affligçi lîçaucûup, tu ne sais done pas h quel point je l'aime?

ROSE

Vous aimez ma maîtresse ?

ANTÉWOR.

Comme un lion.

ROSE

Je vous plains, alors.

Pourquoi ça?

AOSB.

Primo d'abord, elle ne veut pas se marier.

ANTÉNOR

Oh ! à la rigueur, ça... ça me serait égal.

ROSE

Vous dites?

ANTÉNOR

Rose, dis-moi qu'elle m'aimera.

• Anténor, Constantine.

•• Anténor, Rose.

22 TAMBOUR BATTAIST.

ROSE

Est-ce que je le sais, moi ?

AMitXOR.

Dis-le tout de même, Briquette, qu'est-ce que ça te fait?

ROSE

Eh bien! oui, elle tous aimera, na. Maintenant, j'espère que vous aller filer?

ANTÉXOR.

Filer! quand j'ai IVspoir d'être aimé d'elle!... car vous l'avez dit, madame Bou-Taba.

ROSE

Mais...

Que faut-il faire pour loucher son cœur ? Tu dois savoir ça!

Aime-t-elle les cachemires, les diamants, les marrons glaces, b.'s oranges? Voyons, Rose, parle, éclaire-moi. Si tu veux me servir, je te donnerai une robe de mérinos bleu et un chapeau

de paille noir.

ROSE

Ça ne me tente pas.

ANTÉxXOR.

Je le ferai ton portrait, en homme.

ROSE

Ca m' irait mieui.

ANTÉNOn.

Et j'y joindrai une carabine et cinquante bouteilles de rhum.

ROSE

De la Jamaïque?

AXTÉNOR.

Oui... la carabine.

ROSE

Eh bien! tenez, quoique pékin, vous me plaisez, et je veux bien vous indiquer la route à suivre. {Elle fait le mouvement des cantonniers du chemin de fer.)

ANTÉNOR

Ah ! cette bonne Briquette.

Voici ce que ma maîtresse disait, pas plus tard que ce matin ; écoutez bieUi

ANTÉNOR

J'écoute avec soin.

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