‹ ThéâtreChapitre 269 sur 381 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

ANTÉNOR

Je cours à la mairie!

C0N3TANTI>-E

Pourquoi donc faire ?

ANTÉXOR.

Mais pour faire coller nos bans dans la petite machine de bois oii il y a un grillage.

CONSTANTIXE.

Ab çà, monsieur, ôtes-yousfou?

Je vous aime tant !

CONSTANTINE

Toutàl'heure, vous me disiez le contraire.

AXTÉXOR.

Tout à l'heure, je ne savais pas que vous fussiez vans, c'est-àdire ellel et si je ne vous aimais pas, c'était mon amour pour vous qui m'en empêchait. C'est clair.

CONSTANTIN'E

Voyons, monsieur, nous avons assez ri comme ça ; parlons du véritable but de votre visite, parlons du logement.

ANTÉNOR

Oui, parlons de noire logement.

CONSTANTINE

Un salon...

ANTÉNOR

Dont vous serez la reine !

CONSTANTINE

Une salle à manger...

ANTENOR

Où nous ferons le repas de noce. Elle est grande î

CONSTANTINE

Une chambre à coucher...

Air de Laiizun.

Un boudoir...

AMÊNOr».

Où nous n' boud'rons pa<, Où je pourrai de mon épouse Admirer les charmants appas, Ses yeux, sa taille d'Audalouse; Sa main blanche, son pied cambré

Sous le bas blanc qui le renferme...

COKSTAKTiNE, riant et montrant le boudoÎTé Le tout fraîchement décoré...

Et libre pour le demi-terme. {Sans k bis.)

ANTÉNOR

Ah! si vous continuez ainsi, nous ne pourrons jamais nous entendre.

CONSTANTINB.

Vous vous entendrez avec le propriétaire.

ANTÉNOR

Mademoiselle, si vous ne finissez pas de me torturer, je me brûle la cervelle... dans trois minutes.

COXSTANTIXE.

Vous êtes bien assez indiscret pour cela.

ANTÉXOR.

Ah! charmant! [Il lui baise la main.)

CO.NSTANTINE.

Monsieur , vous m'insultez.

Je vous aime tant! (Il lui prend la taille.)

CONSTANTJNE.

Insolent! [Elle lui donne un soufflet.)

ANTÉNOR

Adorable !

Plaît-il !

C0NST.UNT1NE.

ENSEMBLE

Air des Culottières.

ANTÉNOR, seul d'ahovd^ Ce soufflet m'amorce, J'en suis enchanté; Car j'aime la force Jointe à la beauté.

CONSTANTlNt.

En vain je m'elTorce De le rebuter; Ce soufflet l'amorce, Loin de l'irriter.

Un nouvel outrage, Et c'est fait de vous I

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