‹ ThéâtreChapitre 275 sur 381 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

co>'STA.MTiNE, seretoume.

Encore?

AXTÉNOR, entrant cérémonieusement.

Mademoiselle, je vous salue ! je vous dérange peut-être ?

CONSTANTINE

Ah! c'est trop fort!

ANTÉNOR

Vous vous êtes toujours bien portée, mademoiselle, depuis la dernière visite que...

COKSTANTIXE, allant vivement à la cheminée. Monsieur, je vais décidément vous faire jeter à la porte. ANTÉNOR, remontant à la cheminée.

A la porte?

CONSTANTINE, descendant.

Oui, monsieur.

AMÉNOR.

Pardon ; la veuve Bou-Taba m'a fait observer très-judicieusement qu'il y avait de nombreuses formalités à remplir avant de demander à la femme qu'on aime, et son cœur et sa main. Ainsi, il y a les visites, les lettres, Içs bouquets, les cadeaux !

CONSTANTINE

Les cadeaux ?

ANTÉNOR

Les petits cadeaux : on dit que ça entretient l'amitié.

CONSTANTIXB.

Mais enfin, enfin!...

Enfin, mademoiselle, depuis une heure je suis venu vous voir trois fois ;je vais sortir dans cinq minutes, je rentrerai dans dix; et, à la fin de la journée, je vous aurai rendu cinquante visites.

CONSTANTINE

Cinquante visites î...

ANTÉNOR

-Xous passerons ensuite aux lettres, aux bouquets... (Un domestique parait avec un bouquet.) Eh! tenez... j'y arrive !

LE DOMESTIQUE

Pour mademoiselle.

ANTÉNOR, prenant le bouquet.

Premier bouquet. {Il le présente à Consiantine qui lui tourne le dos; alors, il le pose sur le guéridon.)

CONSTANTINE

-Mais, c'est une véritable persécution.

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