‹ ThéâtreChapitre 278 sur 381 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

CONSTAMINE.

Monsieui-, je vous ordonne de dire à vos hommes.,. [Ici Von aperçoit à travers la glace sans tain plusieurs hommes portant divers meubles qu'ils placent au fur et à mesure dans la salle à manger.)

ANTÉNOR

Ce meuble de Boule, idem, en vieux laque... Idem, en vieux chêne... Ce bahut renaissance et ce salon rococo... coNSTANTiNÈ, riant.

Ah I ah ! ah ! décidément il est fou !

ROSE

Il déménage!...

AXTÉNOR.

Au contraire ! j'emménage ! !

CONSTANTINE

J'espère, monsieur, que vous allez faire remporter toute celte menuiserie...

ANTÉNOR

Impossible... iMes hommes sont partis.

COî^STANTINE.

Eh bien, monsieur, faites-la reprendre demain, et allez au diable!...

ANTÉNOR

J'irais volontiers, pour vous être agréable, mais je ne sais pas où c'est.

ROSE, poussant un cri.

Ah! * [Regardant le tableau.) Mamzelle, mamzelle... C'est la prise de Blidah !

CONSTANTINE, remontant.

La prise de Blidah!...

ANTÉNOR

En effet !

CONSTANTINE, s'approchaut du tableau.

Ciel!... cet officier qui tombe danslcs bras d'nn jeune homme... C'est lui !... c'est mon frère !

ANTÉNOR

Bahl

ROSB.

Et ce jeune homme?

CONSTANTINE

C'est moi !

Rose, Constanline, Atitéuor.

3i TAMBOUR BATTAIT.

ÀNTÉNOR.

Vous, Mademoiselle! vous êtes un jeune homme? non je veux dire... Mais alors... souvenez-vous... Celui qui vous a portée dans ses bras jusqu'à Tambulance...

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