‹ ThéâtreChapitre 292 sur 381 · ACTE I, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI

BOBiN, pleurant.

Des pipiniéristes.

NONANCOCRT.

Ca.n'en vaut pas la peine !

FADINARD, à part.

Hein? comme le porc-épic se développe!

«ONANCOURT.

Vous méprisez déjà votre famille î

Tenez, heau-père, purgez-vous... je vous assure que gi vous fera du bien !

NONANCOURT

Mais le mariage n'est pas encore fait, Monsieur... on peut le rompre...

BOBlN.

Rompez, mon oncle, rompez !

NONANCOURT

Je ne me laisserai pas marcher sur le pied! [secommi son pied) crisli!

FADINARD.

Qu'est-ce que vous avez ?

NONANCOURT

J'ai... des souliers vernis, ça me blesse, ça m'agace... ça 'iio turlupine... [secouant son pied) cristi!

HÉLÈNE

Ça se fera en maicbant, papa. [Elle tourne les épaules.)

FADINARD, la regardant faire^ et à part. Tiens!... qu'est-ce qu'elle a donc ?

NONANCOURT

A-t-on apporté un myrte pour moi?

FADINARD.

Un myrte !... pourquoi faire ?

NONANCOURT

C'est un emblème, Monsieur.,.

Ah!

NONANCOURT

Vous riez de ça !... vous vous moquez de nous... parce que nous sommes des gens de la campagne... des paysans!... BOBIN, pleurant.

Des pipiniéristes !

FADINARD.

Allez, allez !

NONANCOURT

Mais ça m'est égal... Je veux le placer moi-même dans la cliambre à coucher de ma fille, afin qu'elle puisse se dire... [S'Cùuantson pied.) Cristi!

HÉLÈNE, à son père.

Ah! papa, que vous êtes bon! (Elle tourne ks épaules.)

i^ C\ CHAPEAU DE PAILLE D'ITALIE.

FADINARD, à part.

Encore !... ah! ça, mais c'est un tic... je ne l'avais pas remarqué...

HÉLÈNE

Papa !

HONANCOURT.

Hein?

HÉLÈNE

J'ai une épingle dans le dos... ça me pique.

Je disais aussi...

BOBiN, vivement, retroussant ^es manches:^ Attendez, ma cousine...

FADINARD, Carrelant, Monsieur, restez chez vous! *

NONANCOURT

Bah ! puisqu'ils ont été élevés ensemble...

BOBIN.

C'est ma cousine.

FADINARD.

Ça ne fait rien... on ne marche pas dans les plates-bandes! "konancodrt, à sa fille, lui indiquant le cabinet.où est Emile. Tiens ! entre là !

FADmARD, à part.

Avec l'Africain... merci!... [Lui barrant le passage.)** Non \,.. pas par là!...

KONANCOURT.

Pourquoi?

FADINARD.

C'est plein de serruriers.

NONA.N'^oDRT, à sa fille.

Alors marche... secoue-toi... ça la fera descendre. (Secouant son pied.) Cristi!... je n'y Liens plus... je vais mettre des ciiAUisons de lisière. (// se diri;je vers lecuhinet où est Anàù.) FADINARD, luî barrant le passaye.*** Non î... pas par là !

Acause?

FADINARD.

Je vais vous dire.,, c'est plein de fumistes.

KONANCOURT.

Ah! ça, vous logez donc tous les corps d^état?... Alors, filons!... ne nous faisons pas attendrel... Bobin, donne le bras à ta cousine... Allons, mon gendre, à la mairie!... (Secouant son pied.) Cristi!...

FADINARD, à part.

Et les deux autres qui sont là! {Haut.) Je vous suis... le temps de prendre mon chapeau, mes gants...

* Nonancourt, Hélène, Fadinard, Bobin.

'* Fadiiiard, Hélène, Bobin, Nonaticourt. *** Hélène, Bubin, Nouancourt. Fadiaaid,

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