‹ ThéâtreChapitre 330 sur 381 · FADINARD, NONANCOURT, LA BARONNE · texte numérisé non relu

FADINARD, NONANCOURT, LA BARONNE

FADINARD, tenant le candélabre, La baronne!

LA BARONNE, à Fadinard.

Que faites-vous donc, avec ce candélabre ?

FADINARD.

Moi... je... je cherche mon mouchoir... que j'ai perdu... (Il se retourne comme pour chercher, on voit son mouchoir à moitié sorti de sa poche.)

LA BARONNE, riant.

Mais... vous l'avez dans votre poche...

Tiens ! c'est vrai... il était dans ma poche.

LA BARONNE

Eh bien, Monsieur... vous a-t-on remis ce que vous désirez?...

FADINARD, se plaçant devant Nonancourt pour le cacher. Pas encore. Madame... pas encore ! Et... je suis pressé!...

NONANCOURT, d lui-même^ se levant.

Je ne sais pas ce que j'ai... Je crois que je suis un peu pochard.

LA BARONNE, indiquant Nonancourt.

Quel est ce monsieur ?

FADINARD.

C'est mon... Monsieur m'accompagne... (// lui donne machîfialement le flambeau, Nonancourt le met dans son bras, comme s'il tenait son mijrte.)

LA BARONNE, d Nonancourt.

Mon comphment... C'est un talent. Monsieur, que de bien accompagner...

• Nonaucourt, Fadinard, la Baronne,

: i UN CHAPEAU DE PAILLE D'ITALIE.

FADiNARD, dpart.

Elle le prend pour un musicien.

NOà- AN COURT.

Salut, Madame et la compagnie... (A part.) C'est une belle femme ! {Bas à Fadmard.) Klle est de la noce ? FADiNARD, à part. S'il parle, je suis perdu.. Et le chapeau qui ne vient pas!

LA BAROMKE, à Is'onancourt.

Monsieur est Italien ?

NONANCOURT

Je suis de Charentonneau...

FADINARD.

Oui... un petit village... près d'Albano.

KONANCOURT.

Figurez-vous, Madame, que j'ai perdu mon myrte;

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