FADINARD, NONANCOURT, LA BARONNE
FADINARD, tenant le candélabre, La baronne!
LA BARONNE, à Fadinard.
Que faites-vous donc, avec ce candélabre ?
FADINARD.
Moi... je... je cherche mon mouchoir... que j'ai perdu... (Il se retourne comme pour chercher, on voit son mouchoir à moitié sorti de sa poche.)
LA BARONNE, riant.
Mais... vous l'avez dans votre poche...
Tiens ! c'est vrai... il était dans ma poche.
LA BARONNE
Eh bien, Monsieur... vous a-t-on remis ce que vous désirez?...
FADINARD, se plaçant devant Nonancourt pour le cacher. Pas encore. Madame... pas encore ! Et... je suis pressé!...
NONANCOURT, d lui-même^ se levant.
Je ne sais pas ce que j'ai... Je crois que je suis un peu pochard.
LA BARONNE, indiquant Nonancourt.
Quel est ce monsieur ?
FADINARD.
C'est mon... Monsieur m'accompagne... (// lui donne machîfialement le flambeau, Nonancourt le met dans son bras, comme s'il tenait son mijrte.)
LA BARONNE, d Nonancourt.
Mon comphment... C'est un talent. Monsieur, que de bien accompagner...
• Nonaucourt, Fadinard, la Baronne,
: i UN CHAPEAU DE PAILLE D'ITALIE.
FADiNARD, dpart.
Elle le prend pour un musicien.
NOà- AN COURT.
Salut, Madame et la compagnie... (A part.) C'est une belle femme ! {Bas à Fadmard.) Klle est de la noce ? FADiNARD, à part. S'il parle, je suis perdu.. Et le chapeau qui ne vient pas!
LA BAROMKE, à Is'onancourt.
Monsieur est Italien ?
NONANCOURT
Je suis de Charentonneau...
FADINARD.
Oui... un petit village... près d'Albano.
KONANCOURT.
Figurez-vous, Madame, que j'ai perdu mon myrte;