‹ ThéâtreChapitre 365 sur 381 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

FADINARD, ANAIS, puis EMILE, à la fenêtre du poste.

ANAÎs, sortant de la gvérite.** Je suis morte de peur... où me cacher?... où fuir?

FADINARD, perdant la tête.

Rassurez-vous, Madame, j'espère qu'il ne vous trouvera pas là-hau' ! {Une fenêtre da poste s'ouvre à un étage supérieur.) EMILE, à la fenêtre.

Vite! vite ! voici le chapeau !

FADINARD.

Nous sommes sauvés... le mari est là... jetez ! jetez ! {Tavernier lance le chapeau qui reste accrocJié au réverbère.) ANAÏs, jetant un cri.

Ah!

FADINARD.

Sapristi! (Il saute avec son parapluie pour le décrocher ; mais ne peut y atteindre. — On e7itend dégringoler dans Vescalier de Fadinard et Beauperthuis crier: )

BEAUPERTHUIS, dans t escalier.

Sacrrredié !!!

ANÀÏs, effrayée.

C'est lui!

FADINARD, vivement.

Sapreiotte! (7/ jette la capote grise de garde national sur les fpaulàs d'Anaïs, rabat le capuchon sur sa lête^ et lui met le fusil

" Anaïs, Fadinard, Bobin.

** Anaïs, Fadinard.

eiitre les mains.) De l'aplomb ! s'il approche, croisez... ette ! passez au large !

ANAÏS

Mais ce chapeau... il va le voir !

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