ACTE Y, SCÈNE X
BEAUPERTHUis, cherchant à se dégage Mais lâchez -moi donc!
FADINARD.
Non... vous allez vous mouiller. (H le couvre phts que jamais et saute.)
TARDivEAU, revenant de la droite et stupéfait de voir un factionnaire.
Un factionnaire à ma place ! *
ANAÏS
Passez au large !
BEAUPERTHUIS.
Hein !... cette voix ! (// se retourne.)
FADiNAiiD, mettant le parapluie entravers. Un conscrit !
TARDIVEAU, apercevant le chapeau. • Ab!... qu'est-ce que c'est que ça?
BEAUPEUTHUIS.
Quoi? (// écarte le parapluie et lève la tête.)
FADI^'ARD.
Rien î {Il lui enfonce son chapeau sur les yeux. Au même instant la corde est coupée. Le réverbère tonibe.)
BEAUPERTHDIS.
Ah!
TARDIVEAU, criant.
Aux armes! aux armes !
FADi>'ARD, à Beauperthuis.
Ne faites pas attention... c'est le réverbère en tombant. {Ici les gardes nationaux sort^iU du poste. Des (;ens parai^s>nt aux fenêtres avec des lumières. — Pen tant le chœur, Fadinard décroche le chapeau^ le donne à Ana'ïs qui le met sur sa tête.) CHOEUR.
Air : Vivent les hussards d'Berchini. (Tentations d'Antoinette, acte2.) Quel bruit ' quel vacarme infernal !
Qui fiiil cet affreux Lacchonal ?
C'est indécent ! c'est illégal !
Dressons procès-verbal I Âjyres h chœur, Beauperthuis est parvenu a retirer son feutre de dcssu ses yeux.*"
BEAUPERTHUIS.
Mais, encore une fois, Messieurs...
ANAÏS, le chapeau sur la tête, s" approchant, les bras croisés et avec dignité.
Ab! je vous trouve donc enfin, Monsieur!...
BEAUPERTHUIS, pétrifié.
Ma femme !...
*Anaïs, Tardiveau, Fadinard, Beauperthuis.
Anais, [3eau^)archui3 , Fadiiiaixl, Gardes nationaux (douxlccae plan à gauche. )
AN AÏS.
Voilà donc la conduite que vous menez?...
BEAUPERTHuis, à part.
Elle a le chapeau !
ANAÏS
Vous colleter dans les rues, à une pareille heure l..;
BEAUPEHTHDIS.
Paille de Florence !
FADINARD.
Et des coquelicots...
ANAÏS
Mo laisser rentrer seule... à minuit, quand, depuis ce matin, je vous attends chez ma cousine Eloa.
BEAUPEHTHUIS.
Permettez, Madame, votre cousine Eloa...
FADINARD.
Elle a le chapeau !
BEAUPERTHUIS.
Vous êles sortie pour acheter des gants de Suède. . On ne met pas quatorze heures pour acheter des gants de Suède...
FADINARD.
Elle a le chapeau!
ANAÏS, à Fadinard.
Monsieur, je n'ai pas l'avantage...
FADINARD, Saluant.
^loi non plus, Madame, mais vous avez le chapeau ! * {S'adressant aux gardes nationaux.) MaÙRme a-t-elle le chapeau?