‹ ThéâtreChapitre 367 sur 381 · ACTE Y, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE Y, SCÈNE X

BEAUPERTHUis, cherchant à se dégage Mais lâchez -moi donc!

FADINARD.

Non... vous allez vous mouiller. (H le couvre phts que jamais et saute.)

TARDivEAU, revenant de la droite et stupéfait de voir un factionnaire.

Un factionnaire à ma place ! *

ANAÏS

Passez au large !

BEAUPERTHUIS.

Hein !... cette voix ! (// se retourne.)

FADiNAiiD, mettant le parapluie entravers. Un conscrit !

TARDIVEAU, apercevant le chapeau. • Ab!... qu'est-ce que c'est que ça?

BEAUPEUTHUIS.

Quoi? (// écarte le parapluie et lève la tête.)

FADI^'ARD.

Rien î {Il lui enfonce son chapeau sur les yeux. Au même instant la corde est coupée. Le réverbère tonibe.)

BEAUPERTHDIS.

Ah!

TARDIVEAU, criant.

Aux armes! aux armes !

FADi>'ARD, à Beauperthuis.

Ne faites pas attention... c'est le réverbère en tombant. {Ici les gardes nationaux sort^iU du poste. Des (;ens parai^s>nt aux fenêtres avec des lumières. — Pen tant le chœur, Fadinard décroche le chapeau^ le donne à Ana'ïs qui le met sur sa tête.) CHOEUR.

Air : Vivent les hussards d'Berchini. (Tentations d'Antoinette, acte2.) Quel bruit ' quel vacarme infernal !

Qui fiiil cet affreux Lacchonal ?

C'est indécent ! c'est illégal !

Dressons procès-verbal I Âjyres h chœur, Beauperthuis est parvenu a retirer son feutre de dcssu ses yeux.*"

BEAUPERTHUIS.

Mais, encore une fois, Messieurs...

ANAÏS, le chapeau sur la tête, s" approchant, les bras croisés et avec dignité.

Ab! je vous trouve donc enfin, Monsieur!...

BEAUPERTHUIS, pétrifié.

Ma femme !...

*Anaïs, Tardiveau, Fadinard, Beauperthuis.

Anais, [3eau^)archui3 , Fadiiiaixl, Gardes nationaux (douxlccae plan à gauche. )

AN AÏS.

Voilà donc la conduite que vous menez?...

BEAUPERTHuis, à part.

Elle a le chapeau !

ANAÏS

Vous colleter dans les rues, à une pareille heure l..;

BEAUPEHTHDIS.

Paille de Florence !

FADINARD.

Et des coquelicots...

ANAÏS

Mo laisser rentrer seule... à minuit, quand, depuis ce matin, je vous attends chez ma cousine Eloa.

BEAUPEHTHUIS.

Permettez, Madame, votre cousine Eloa...

FADINARD.

Elle a le chapeau !

BEAUPERTHUIS.

Vous êles sortie pour acheter des gants de Suède. . On ne met pas quatorze heures pour acheter des gants de Suède...

FADINARD.

Elle a le chapeau!

ANAÏS, à Fadinard.

Monsieur, je n'ai pas l'avantage...

FADINARD, Saluant.

^loi non plus, Madame, mais vous avez le chapeau ! * {S'adressant aux gardes nationaux.) MaÙRme a-t-elle le chapeau?

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