JOURNÉE III, SCÈNE III
BÉATPJX,
Le traître î pour cette audace sacrilège il mériterait d'être brûlé au premier auto-da-fé ! Je suis douce, je suis bonne, mais une pareille conduite crie vengeance.
LA REINE
J'ai montré trop de patience; j'aurais dû avertir le roi. A cause de vous j'ai été plus indulgente que ma dignité ne le permettait, mais puisque vous ne vous intéressez plus à don Melchior, soyez tranquille il sera puni ; je vais me plaindre a don Philippe.
BÉATRIX
A don Philippe! Grand Dieu! Madame, oh! ne le faites pas. Le Roi regarderait cet outrage comme un crime.
LA REINE
Consolez-vous, ma belle éplorée, je vous accorde votre requête. Le criminel vous est trop cher et le châtiment tomberait sur vous. Votre cœur épris n'a pas cessé de battre pour don Melchior.
BÉATRIX
Ah! senora! je vous prouverai que Béalrix d'Astorga a trop d'orgueil et rougirait de cette faiblesse.
LA REINE
Qu'allez-vous faire?...
BÉATRIX
Je cours chercher le comte de San Lucar, lui apprendre l'odieuse conduite de son neveu... et lui signifier que je renonce à la main d'un gentilhomme déloyal. ^(E//e sort.)