‹ ThéâtreChapitre 163 sur 462 · ACTE II, SCENE XIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XIII

MONTBRisoN, mutant au collet de Boudinier. Ah! vous ne voulez pas sortir!... c'est ce que nous allons voir !

BOUDINIER, se débattant.

Aïe!... làchez-moi !

MADAME BOUDINIER-

Hector, de grâce !...

BOUDINIER, en se débattaîit avec Montbrison^ voyant son bandeau tomber à terre.) Dieu ! mon bandeau !

MADAME BOUDINIER.

Que vois-je!.. mon mari!-..

MONTBRisoN, lâchaul Boudinier.

Est-il possible...

ENSEMBLE

Air : Je n'y puis plus tenir. {Trois Paysans.)

BOUDINIER.

De me voir en ces lieux Ah ! quelle est leur surprise !

Ici vous êtes prise Avec votre amoureux.

MADAME BOUDINIER.

En croirai-je mes jeux !

Ah ! quelle est ma surprise !

C'est lui !... qui se déguise. Pour me suivre en ces lieux.

MONTBRISON

En croirai-je mes yeux I Ah ! quelle est ma surprise 1 Son mari se dégusie Pour la suivre en ces lieux.

BOUDINIER.

Oui, Madame, votre malheureux époux!... qui a eu l'air de partir pour Orléans... vous a suivi toute la journée... et qui ce soir, vous surprend au Café Anglais, en cabinet particulier... vous tutoyant avec le nommé Castor...

MADAME BOUDINIER.

Avec M Hector Montbrison, mon frère-

MONTBRISON

Et votre beau-frère...

BOUDINIER.

Ah! bah !

MONTBRI50N.

Qui est revenu, ce matin, d'Afrique, et qui ne crevait pas faire ainsi votre connaissance.

BOUDINIER, embrassant madame Boudinier.

Ah! chère Virginie !... [Se jetant au cou de Montbrison.) Et vous aussi, Montgnson .. Ah ! mes pauvres enfants, j'ai bien cru que... , , , MO.NTBRisoN, riant.

Ah ! an î... vraiment...

MADAME BOUDIMER.

Ou est-ce donc ?

BOUDINIEU.

Ah! oui.

MONTE RISON.

■ Allons, à table... voui- souperez avec nous...

BOUDINIER.

Merci... je ne pourrais pas, la colère... ça m'a gonllé...

MONTBRISON-

Ah ça ! n'est-ce pas vous qui, tout à l'heure !

BOUDiMER, vivement.

Chut!...

WONTBRISON, idem.

Vouhez me faire partager un souper, commandé pour ?•■ .

BOUDiNiER, idem.

Pchitt !

MADAME BOUIHNIER.

Plaît-ir?...

BOUDINIER.

Rien...

510?ÎTBRIS0N.

Puisque vous ne voulez rien accepter , vous tumerez bien un cigare...

BOUDINIER.

Oh! non... après ma venette, ça ne me réussirait pas...

Oh ! mon petit Hector, est-ce que tu vas fumer ici? ..Si tu savais comme j'ai en horreur cette odeur-là...

M0>'TBR1S0N .

Voyons, ne fais pas la moue, petite délicate... Je vais dehors... c'est iine mauvaise habitude d'Afrique.,, tu me corrigeras... (^4 Boudinier.) C'est très-bien, d'être jaloux... .l'aime ça... moi!... Je vous laisse avec Virginie... et je remonte à l'instant pour trinquer avec vous.

BOUDINIER.

Oui, Montgrison...

Bri...

BOUDINIER.

J'entends bien... gris... ah! {Montbrif^on sort du cabinet et disparaît par le corridor.)

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