‹ ThéâtreChapitre 168 sur 462 · ACTE II, SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XVIII

-ADAME BOUDiNiER, Sortant de son cabinet et entrant dans le corridor.) Que vois-je ?

CLÉMENTINE

Le père Pâté!...

PATE

Grand Dieu!... {Voulant s'en aller.) Pardon, je me suis trompé...

CLÉMENTINE, le saïsissant par le bras et le faisant rester. Mais restez donc !

MADAME ROUDIMER.

Monsieur, où est mon mari?

PATE, hésitant.

A... à... Orléans.

MADAME BOUDINIER.

Je l'ai vu ici... tout à l'heure.

PATE

Ah ! bah !... Alors, c'est qu'il est aussi ici.

CLÉMENTINE

Voyons... parlez... est-ce que vous ne m'avez pas invitée à souper?

PATÉ, balbutiant.

Oui... non... je ne sais pas...

CLÉMENTINE, lui donnant un soufflet.

Ah ! j'en ai donc menti?

PATÉ.

Mademoiselle!..

CLÉMENTINE

Et j'en ai autant au service de l'autre... M- .Iules..

MADAME BOUDINIER.

Mais mon mari s'appelle Albert...

CLÉMENTINE

C'est un drôle, voilà comment je l'appellerai-.. Oh ! je me vengerai !

Et moi aussi 1

CLÉMENTINE, rentrant dans le cabinet à droite. On est-il? il faut qu'il se retrouve!

MADAME BOUDINIER, la SUluant.

Nous fouillerons toute la maison, s'il le faut. PATÉ, cherchant à les calmer, les suivant et en refermant la porte du cabinet.

Mesdames, de grâce, pas de bruit ! pas d'éclat ! BOUDINIER, qui a remis ses habits et ôté ceux de sommelier, sœ't de son cabinet et gagne vivement le corridor. Je crois que ce que j'ai de mieux à faire, c'est de partir pour Orléans, et d'y rester une quinzaine de jours... SCÈNE XVIII.

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