ACTE I, SCENE VIU
RICHELIEU
Vous me refusez?... Mon pauvre René, tu iras donc à la Bustille... Eh bien ! cela le mettra de pair a^^ec nous autres... tu y trouveras , d'ailleurs , galante rompagnie , de grands noms... parbleu! messieurs de Guiche, de Grillon... de Fronsac !
FRONSAC
Moi... mon père !
Sans doute, vous! (/?ianï.) Fronsac , vous demanderez ma chambre î
FRONSAC
Mais pour quelle faute?... Qui m'y enverra? RICHELIEU , sérieux.
Moi... Pour quelle faute?.,, pour avoir manqué à votre nom>.. au mien, monsieur. Cette dame qui sort d'ici est celle que vous avez insultée cette nuit. Elle venait me demander justice.. {Mouvement de Fronsac.) Pas un mot... Vous l'avez suivie au sortir du bal, vous avez voulu lui arracher son masque... et c'est eu la défendant contre vos gpntillesses que René vous a offensé... Vous irez avec lui k la Bastille... ou il nira pas, choisissez.
FRONSAC, riant de mauvaise grâce.
Ma foi, mon père, réflexion faite, la Bastille ne me revient point. Nous sommes brouillés, elle et moi, depuis que j'y ai passé une nuit dans la compagnie d'un notaire.
RICHELIEU
René, remerriez M. de Fronsac. [Fronsac reçoit avec hauteur le salut de René.)
RICHELIEU, à Fronsac.
Et vous, monsieur, remerciez René. [Fronsac, dépilé, s'invline légèrement.) Maintenant, voila Florine qui va nous dire à M. Château et à moi... [M. Château fait im geste de confusion.) je veux dire à moi et à M. Château...
FLORINE
Quoi! monsieur le marérhal?
RICHELIEU
Tu vas me dire, ma charmante, le nom, la demeure et la contiition de l'inconnue voilée.
FLORIXE.
Je ne la connais pas. Votre servante, monseigneur. [Elle sort par le fond.)