ACTE II, SCENE III
chateal', Vembrassant.
Bonjour, mademoiselle ma nièce. Madame la clianoinesse est donc sortie, dame Louison?
LOUISON
Depuis ce matin, monsieur.
CHATEAU
Et où pensez- vous qu'elle soit ?
LOCISON.
Mais probablement chez monseigneur le cardinal de Noailles; car elle nous a dit de lui envoyer sa chaise chez Son Eminence.
CHATEAU
C'est près d'ici; je vais y courir. Dites-moi, dame Louison, ne pourrais-je pas emmener ma nièce avec moi?
LOUISON
Eh ! monsieur, vous savez bien ce qui est convenu avec madame la chanoinesse.
CHATEAU
Sans doute; mais il y a des circonstances, il y a des considérations, dame 1-ouison, qui font que les jours se suivent et no se ressemblent pas.
Ça, c'est vrai.
CHATEAU , le poussant.
Est-ce que je te parle, à toi? Approchez, ma nièce ; faites bien attention à ce que je vais vous dire... (// la regarde fixement. ) Comment vous portez-vous ?
MARIE, riant.
Mais, pas mal , mon oncle, je vous remercie.
CHATEAU
Hon ! Comment avez-vous dormi la nuit passée?
MARIE
Fort bien, mon oncle.
CHATEAU
Hon ! à quelle heure êtes-vous rentrée?
MARIE
Comment, rentrée? Il faudrait d*abord que je fusse sortie.
CHATEAU
Hon !... {A part.) Elle est bien fine si elle me trompe! [Haut.) C'est bien, mademoiselle. Puisqu'il m'est impossible de vous emmener, entrez là, et n'en sortez pas jusqu'à mon retour.
MARIE
Oui, mon oncle. {Elle monte le perron du pavillon. ) Mais
qu'est-ce donc qui se passe, mon Dieu!... {Elle entre dans le pavillon.)