‹ ThéâtreChapitre 217 sur 462 · LA CHANOINESSE , RICHELIEU · texte numérisé non relu

LA CHANOINESSE , RICHELIEU

LA CHANOINESSE s^assied près de la table et montre un siège à Richelieu^ qui le prend au fond, et s'assied près d'elle. J'en suis encore, monseigneur, à apprendre le motif de la visite dont vous avez bien voulu m'honorer. RICHELIEU, à part.

C'est bien la voix de ce malin. {Haut.) Mon Dieu, madame, rien de plus simple... j'ai coutume, quand je reçois une visite, de la rendre.

LA CHANOINESSE, trouhUe.

Je ne comprends pas, monseigneur.

RICHELIEU

Oh! je vous demande bien pardon... [A part.) Elle a peur... J'ai barres sur elle... Avançons î... [Haut.) Voilà deux ans , madame, que j'ai 1 honneur d'être votre serviteur et votre jouet.

LA CHANOINESSE

Que voulez-vous -lire, monseigneur ?

RICHELIEU

J'entends, madame, que ma correspondante mystérieuse depuis deux ans, ma visiteuse voilée de ce matin et madame la chanoinesse de Reuilly me paraissent être fort parentes entre elles.

Monseigneur, vous seriez généreux de m'épargner la souffrance de cet entretien.

RICHELIEU

Madame, vous m'avez donné le droit des reproches,.. Imposer pendant des années à un homme de mon nom une lâche de Géronte, un «ffice de chaperon, mettre sous ma garde ses jeunes amours, me charger d'un personnage de duègne, c'est là une

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