‹ ThéâtreChapitre 247 sur 462 · ACTE I, SCENE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE

GRAVINA

Je veux bien VOUS les nonirner... 4 condition que j'aurai un baiser à chaque nom que je vous dirai.

CARLOTTA

C'est un peu cher... Et ici?

GHAVIÎlIif .

Je vous ferai crédit... Et d'abord... [montrant Pascarùllo qui cause avec un groupe au fond, a gauche) tenez, ce petit monsieur qui rit toujours, pour montrer ses dents, c'est un maître à chanter que la reine a amené de Palerme.

car;.otta.

Il n'est pas beau... quand il ne chante pas.

GRAVINA

En revanche, il est fort laid quand il chante!... [Désignant Julio qui entre au fond à gauche.) Ce fat qui salue à droite, à gauche, c'est son compatriote, son ami...

garlotta, étourdiment.

Ah! je connais...

GRAVINA

Comment ! vous connaissez le plus mauvais sujet des Deux- Siciles... qui, depuis quinze jours qu'il est à Naples, compromet toutes les femmes?...

GARLOTTA, se reprenant.

C'est-à-dire... il est venu deux fois dans notre magasin pour des gants... qu'il n'a point payés.

GRAVINA

A la bonne heure... car s'il y allait pour autre chose, il me le payerait!... Ah! voici ..de ce côté... [Jls remontent à droite.) JULIO, qui a traversé la scène en causant avec chacun, revient à gauche, frappant sur Vépaule de Pascariello. Hé! caromio Pa=:ariello !...

PASCARIELLO, descendant la scène avec Jy^lio* Julio I... D'où diable viens-tu?... Je t'ai déjà perdu vingt fois!... tu cours au milieu de toute cette foule comme un cheval échappé.

jyLio.

Le moyen de tenir en place ! je suis ébloui, enivré, mon ami! Partout de ravissantes figures, ou des masques qui en font deviner de plus ravissantes encore l... Oh! les femmes de Naples!.., p^aëstro I

PASCARIELLO, d'un air de dédain.

Peuh!

* Pascariello, Julio*

i^ LES BIJOUX INDISCRETS.

JDLIO.

Qu'est-ce que tu y trouves donc d^ mieux, à Naples?...

PASCARIELLO.

Le macaroni ! . . .

JULIO

Gourmand I

PASCARIELLO.

Ça vaut mieux que d'être un libertin fieffé, qui, le nez au vent, suit toujours à la piste quelque beauté nouvelle...

JULIO

Parce que je n'ai pas encore trouvé celle que je cherche I... Un roman, mon cher, une aventure mystérieuse ; je te conterai cela... De petits billets énigmatiques... une écriture perlée, adorable... C'est la seule femme qui m'occupe, et c'est pour la découvrir que je m'occupe des autres. [Montrant Gravina qui redescend avec Carlotta qui a remis son loup.) Quel est ce jeune cavalier?...

PASCARIELLO.

Un officier du duc d'Albano, le nouveau capitaine des gardes...

JULIO

Oh ! la jolie tournure!...

PASCARIELLO.

L'officier?

JULIO

Eh! non... le masque à qui il donne le bras... et qui porte à son côté ces violettes de Parme que je voudrais voir à ma boutonnière...

PASCARIELLO.

Je crois bien... desaméthistes...

JULIO, la regardant.

Je vais la saluer...* [Le Duc parait au fond à gauche donnant le bras à une dame qui tient un masque sur sa figure.) PASCARIELLO, arrêtant Julio.

Chut!... Attends!...

CARLOTTA, à Gravina.

Je connais celui-ci... c'est le duc d'Albano, capitaine des gardes... mais cette dame ?

GRAVINA

Ne regardez pas... n'ayez pas l'air de reconnaître... LE DUC, s'arrêlant et jetant un coup d'oeil sur la fenêtre du pavillon.

Cette fenêtre!... ah !... {Il passe avec la dame et sort à droite au fond.)

• Paseariello, Julio, le Duc, Gravina, Carlokla.

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