SCENE IV
JULIO, PASCARIELLO.
JULIO, à lui-même, en riant.
Et moi, j'ai les yeux sur ta femme.
• Julio, Sévèrino.
" Claudia, le Duc, Sévèrino, lady Hamilton.
1* LES BlJOLiX INDISCRETS.
PASGARiELLO, riant.
Ah ! ah ! tu es déjà aux prises avec la police?...
JDLIO.
Pourquoi donc?
PASGARIELLO.
Le baron semblait te chanter une gamme chromatique à laquelle il ne manquait que ma musique pour être superbe...
JULIO
De quoi se mêle-t-il?... J'aime... je suis aimé... ça ne le regarde pas... c'est-à-dire, ça ne le regarde plus !
PASGARIELLO.
Méfie-toi... il y a dans l'air quelque chose qui te menace!... On commence à jaser de tes amours, de tes succès auprès des femmes... et surtout de cette masse de bijoux dont tu es si fier! La police poursuit les accapareurs... tu y mets une forfanterie...
JCLIO.
Du tout... c'est de la reconnaissance!., c'est pour n'en oublier aucune que je rassemble tous les gages que je leur dois... par ordre de date et de dynastie!..
P.ASCARIELLO.
Comme un général vainqueur suspend les drapeaux qu'il prend à l'ennemi...
JULIO
La jeunesse s'écoule si vite, qu'il faut bien, pendant qu'on est heureux, amasser des trésors pour l'âge où l'on n'a plus d'autre plaisir que de se rappeler I...
Air: En me promenant le soir au rivage. (Réber). Quand aura sonné celte heure cruelle, Et que mes beaux jours seront effacés, Je trouverai là, souvenir ûdèle, Mes jeunes bonheurs, mes amours passési...
Tous ces dons chéris que mon cœur adore. Sous mes yeux, sans cesse ainsi replacés... Je croirai revivre et sentir encore Mes jeunes bonheurs, mes amours passési PASGARIELLO, ironiquement.
Et tous les mois tu passeras une revue générale... à grand orchestre.
JULIO
C'est bien innocent... qui pourrait s'en plaindre?... Il n'y a guère que les maris... et ils sont trop bien élevés pour ça...
PASGARIELLO.
Heureux fripon!... mais parmi toutes ces beautés... il doit y en avoir une qui a la préférence...