SCÈNE VI
CARLOTTA, JULlO, puis PASCARIELLd. *
jLLio, arrivant par le fond.
Pas d'audience aujourd'hui... j'ai du malheur.
CARLOTTA, très-emue, à part, et reprenant son carton* Pauvre jeune hôinmel...
JULIO, gaiement.
Èh! mais... c'est plutôt ma bonne étoile qui l'a fait remettre, puisque je devais rencontrer ici la jolie Cailotta. [A par t.) Si eWe
m'était envoyée par mon inconnue... Oh! une parfumeuse
{Riant.) Allons donc !
CARLOTTA, tremhlaute.
Il rit... il ne sait pas qu'autour de rioiis...
JULIO, lui prenant les rriains.
Pardon, ma belle...
CARLOTTA
Monsieur, monsieur... je n'ai pas le tërfaps de causer.
JULIO, lui hdisanl la main.
Et moi, j'ai mille choses k volis dire.
CARLOTTA
Lesquelles?
Mais d'abord... pour reprenirendtte conversation d'hier...
CARLOTTA, regardant cPun air effaré autour d'elle. Prenez garde... les murs ont des oreilles... et là pblice aussi, de très-longues!...
JULIO
La police? je m'en moque... Et mon bijou? [Il le fait jouer.)
CARLOTTA, vivement.
Mes améthistes ?
iiitio.
Oui, oui... {A part.) Elle n'y est pas du tout...
CAkLOtTA.
Par ici, on nous écoute... [Voyant PascariellÔ ^Uî j^f&îï à droite.) C'en est un...
JULIO, étonné.
Un quoi?
• Carlotta, Julio.
CARLOTTA. élevani la voix.
A deux heures, par TaiTière-boutique, je vous attends...
JULIO, plus étonné.
Commeot?...
CARLOTTA
Vous me rapporterez mon bouquet de violettes... Jl vous fera reconnaître... Adieu...
JULIO
Ah bah!...
CARLOTTA, SB trouvant nez à nez avec PascariellOy lui dit rapidement à voix basse.
A'ous avez entendu?... vous devez être content... mais vous faites là un bien vilain métier, monsieur ! {Elle sort à gauche.)