ACTE I, SCENE Mil
LE NOTAIRE
Ducroc.
MORANDAL.
Oui! Ducroc! Qu'est-ce que ce Ducroc?
DL'Ouoc, s approchant.
Un homme, monsieur le coLfi mandant, auquel il est dû sur la vente une somme d'argent dunl il abandonne riniérèl, moyennant celte concession.
MORANLAL.
Ah! c'est vous qui êtes Ducroc?
DUCJIOC.
Pour vous servir!
ilORAN'DAL
Pourquoi faites-vous cet abandon?
Parce que j'aime le séjour de...
MORAND AL
Très-bien, très- bien, cela ne me regarde, pas, j'ai signé, vous êtes ici; je vais peut-être pour deux ausenKgypte: restez, restez ici, mon brave homme; quand vous me gênerez trop, je trouverai bien moyen de vous faire partir, allez !
DUCROC.
Monsieur le commandant me permettra-t-il d'entrer en fonctions, et de lui montrer tout d'abord, la propriété, le château?..
MÛRANDAL.
Soit. Visitons rapidement Thabitation... 3e m'intéresse beaucoup moins aux pierres qu'aux arbres. Pour obtenir cent toises carrées de bâtiment, il faut trente jours ; pour obtenir une toise de feuillage, il faut trente ans !... Dieu travaille moins vite qu'un maçon.
DUCROC.
Monsieur le commandant...
MORANDAL.
Quoi?
DUCROC.
C'est qu'au château, il y a encore du monde, et...
MORANDAL.
Ahl c'est juste, les anciens propriétaires...
DUCKOC.
Les dames de Grantier.
MORAXDAL.
Des dames I... C'est gênant !
Du reste, ces dames n'ont droit qu'à vingt-quatre heures de séjour au château, après l'adjudication.
MORANDAL.
Oui; mais moi, je n'ai droit qu'il douze heures de séjour en France avant rappareillago d»j la flotte, et il y a huit heures de chemin d'ici à Toulon... au galop encore !
DUCROC.
Visitons to ijours le parc, et, au retour, monsieur le notaire et monsieur le maire diront h ces dames...
MORA>DAL
Arrangiez cela comme vous voudrez, pourvu que je puisse voir ma maison tranquillement... Allons, allons, nellârlons pas ! hion parc ! mon parc ! [Ils sortent.)