ACTE I, SCENE YII
Ail! mesdames, que je suis fâchée de vous avoir fait tant do chagrin !
BENJAMINE
Toi! oh! merci, merci, au contraire.
LA BARONNE
Il t'a embrassée, enfant, viens, viens. {Elle V embrasse. )T\i no nous quitteras plus, nous étions pauvres.... Mais tu viens de nous rapporter ml trésor.
DUCROC, entrant.
Un trésor!... ,
THÉRÈSE, montrant le médaillon.
Venez, venez, monsieur Ducroc, tenez, regardez cela!
DUCROC
Le portrait du baron !...
BENJAMINE, montrant Jacinthe, Et celai...
rucROC, apercevant Jacinthe.
La petite Bretonne !
JACINTHE
Le vieux gris î
LA BARONNE, Ci DxiCrOG.
Vous la reconnaissez bien, DucrocV
DLCROc, ellaré.
Oui, madame, oui... Que vient-elle faire ici!
LA BARONNE
Et toi, tu reconnais ce digne homme?
Il n'a pas changé.... {A Cabry.) Il a enlaidi.
THÉRÈSE
Et le fils du brigadier?...
BUCROC.
Ah!...lef]ls.... du....
CABRY.
Cabry fils.
LA BARONNE
Qu'un lâche dénonciateur a fait orphelin !
DUCROC.
Pauvre garçon!... Il ne manquait plus que<;elui-ra !
JACINTHE
Vous nous aiderez a trouver le gueux qui a dénoncé le père Cabry, pas vrai, madame?... Cabry est raidement fort, allez, et puis s'il n'est pas le plus foit, il sera le plus traître, pas vrai, Cabry?...
CARRY, rjreloltunt.
Oh! ciii'.. quand j(3 ne greloKorai plus... mais quand je grelotle, je liCi!:l)l9 pt je tape lucd... mais j'ai encore mon coup de tèle bieton... dai;s !e bréchet là... c'est bien mauvais.
DUCROC.
Diable!
LA BVRONNF.
Oh! mon précieux portrait... Mais je veux moi-môme prendre soin de la chère enfant, ne la laisser manquer de rien... La voilà de la famille.
CABRY.
Et moi?...
JACINTHE
Puisque j'en suis, lu en es.
LA BARONNE, 0 SeS fllks.
Votre bras, mes enfants!... viens, petite!
JACiNTHR, à Cabry.
Viens!
DLCROC.
Oh! avant qu'il ne sache qui a dénoncé son père, je saurai, moi, ce qu'ils sont venus faire au château de Grantier.
SCÈNB VZZZ.
MORANDAL, LE NOTAIRE, à la grille.
MORANDAL.
L'avenue n'est pas mal, un peu triste, mais les choses tristes ne me déplaisent pas, cela change mes habitudes... Ah! voilà la grille, c'est gothique.
LE NOTAIRE
Mon commandant, le château n'est pas jeune, mais vous le rajeunirez.
DLCROC.
Ah! mon Dien !
MOraNDAL.
Je ne suis pas fâché de visiter ma propriété avant de partir... Je ne la reverrai peut-être jamais, et au moins je l'aurai vue... iMa propriété... deux mots très-doux à prononcer. C'est dommage qu'ils coûtent cinquante mili, francs chacun. Enfin, jusqu'à présent je ne mo repens pas.
DUCROC.
Le nouveau propriétaire!
MORANDAL, ttu Notaire.
Dites-moi, il y a au cahier des charges une clause qui me taquine : pourquoi- suis-je forcé de garder pendant mon absence, comme gérant de ce domaine, le nommé...