‹ ThéâtreChapitre 368 sur 462 · BENJAMINE, THÉRÈSE · texte numérisé non relu

BENJAMINE, THÉRÈSE

THÉRÈSE, entrant précipitamment»

Ma sœur! oh 1 ma sœur I

BENJAMINE

Calme-toi !

THÉRÈSE

Benjamine, je brûle !

BENJAMINE

Au sortir de la chapelle tu avais déjà la fièvre... c'est bien naturel, après tant d'émotions.

Tandis que notre mère montait lentement la côte au bras du docteur, ee-t-ce que tu n'as pas vu, sur la route, cet homme à pied... se traînant à peine ; noire voiture a passé si près, que j'ai aperçu son visage pâle !...

BENJAMINE

Chimères !... repose ton esprit et tes sens... va, chère sœur, lu es bien madame Morandal ; accoutume-toi a cette idée, qui n'a rien d'effrayant après tout, car ton mari est un excellent cœur! et si tu ne peux encore l'aimer, peut-être y viendras-tu plus tard.

THÉRÈSE

Mon mari!... ce mot ne me blessait pas tout à l'heure, il me déchire à présent!... mais qui donc avons-nous vu sur le chemin?... cet uniforme!...

BENJAMINE

personne 1... une ombre, un fantôme de ton imagination; d'ailleurs, quoi d'étonnant, ne voit-on pas tous les jours des militaires sur les routes?...

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