SCENE xvn
Les Mêmes, MARCELLTN, s'appuyanl à lo grille.
IIARCBLLIX-
tnûn, m'y voici. Graiitier, Grantier, salut 1... je croyais bieu ne plus te revoir... (// baUe la grille de la waison.) Il m'avait semble les reconnaître toutes deux l... mais non...
THÉRÈSE
C'est lui!...
BENJAMINE, à Thévèse.
Va-t'en !
THÉRÈSE
Oui... om...{£Ue fait unpas et s'appuieà unarhre qui la cache.)
BENJAMINE, s' avançant.
Quiètes-vous?
MARCELLIN
Benjamine i ah ! je ne m'étais pas trompée, Benjamine, ma sœur chérie, c'est moi !
BENJAMI^'B.
Que voulez-Tous?
>URCELLLI>'.
Ce que je veux, mais... comme vous me parlez! Ah! je compiends, je n'ai pas donné de mes nouvelles... vous ne savez rien encore, et vous croyez tous qu'il y a de ma faute... Non, Benjamine, non I
Ce n'est pas ce qu'on dit en France.
MARCELLIN
Qua-t-on dit?
BENJAMINE
Que vous aviez... deseite, monsieur!
MARCELLIN
Moi! j*ai gagné, vous le savez, T'épauletle de capitaine à la bataille de Dénia. Regardez, Benjamine, voilà celle de lieulenanl-colonel que le général Moncey m'a envoyée, il y a huit jours, quand j"ai touché la terre de France. Ce n'est pas ainsi, je' crois, qu'on paye la trahison dans une armée français-!.., Allons, allons, per^onm^ n'a pu croire au rli.^toau do Grantier que Marcellin Dumesnil fût un lâche !
THÉRÈSE
Je ne l'ai jamais cru, moi !
BENJAMINE
Qu'étes-vous devenu alors?
MARCELLI>-.
Tombé dans une embuscade, un jour que je chassais sur la