‹ ThéâtreChapitre 442 sur 462 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

ZOÉ seule, riant.

Ah ! ah ! celte pauvre Nanetle! Elle ne se doute j-iière que toute la sorcellerie (Jllont prendre le petit miroir près de la cheminée et le portant sur la table pour le mettre en rapport avec le miroir de r extérieur.), c'est ce petit miroir, que je tourne à volonté, et (pii , grâce à l'autre, qui est i)lacé là {Elle désigne la fenêtre), en dehors.' (Aujmhlic.) Une invi-nlion admirable que j'ai rapportée de mon couvent! Quand nous lisions des romans-lénillelons, la supérieure ne pouvait jnmais nous prendre. Elle enrageait!

ma sor

& LL MÂRIAGL Al MIRUll'.

Aih : Restez, restez, troupe joUc.

De ce Jidéle observatoire,

Je puis tout voir comme au couvent;

Et, vraiment, c'est à ne pas croire

Dans un miroir ce qu'on apprend!

C'est utile... et très-amusant.

J'y guettais la supérieure,

J'y guette un tuteur, aujourd'hui;...

Et, dans mou ménage, a toute heure,

J'y pourrai guetter mon mari.

Oui, dans mon ménage, etc., etc.

(Faisant tourner le miroir cl rcfjardant.) Ah l mon cher luleiir est à sa fenêtre; il fume son cigare! Fumez, lumc/, tyran ! — Quand je pense qu'il voulait me donner celle qrânde vilaine chambre, à l'autre bout de la maison. J'y serais morte de peur! au lieu que lui. .. . un homme!.... Et puis, en j)arlageant la chambre d'Adèle, je l'ai un peu débarrassée de son mari, ... et comme ça, la nuit, du moins. ... il ne peut gronder personne! (On entend une cloche.) Ab ! une visite. {Elle tourne le miroir et reçjarde. ) Nanette ouvre. M. Hercule !. . ■ . de si bonne heure ! . . . Comment sui.s-je coiffée?. . .(Jetant un cri.) Ah ! Il emi>ras.^u Naiielle ! . . . . Par exemple ! . . . . Heureusement que mon beau-frere arrive!.. . Voyez-vous comme c'est utile! Sans mon miroir, je n'aïuais pas su <;a pourtant ! . . . En voilà un molif pour relardev mon mariage, si j'en avais besoin î

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