XVIII INTRODUCTION
« Le cr»i]p de maître, disait-il, est d'avoir fait jouer Cendrillon par Brunel : toute actrice de ce théâtre les Variétés) y eut été médiocre. Brunel ne pouvait pas y être médiocrement plaisant... Qu'une jeune fille de dix-sept ans, d'une figure agréable, représente la douce et naïve Cendrillon, cela est naturel et facile; mais qu'un homme qui n'est ni jeune ni beau, et dont le talent est déjouer les Joci représente une ingénue de qualité au point de produire quelque illusion, c'est une espèce de miracle et d'enchantement : Brunet est un sorcier qui fascine les yeux. »
Et après avoir analysé la pièce qui n'est, du reste, que le conte de Perrault arrangé d'une manière plaisante, le critique ajoute : « La pièces fort amusé, et en effet esl très amusante. La marche est rapide, le dialogue semé' de facéties originales; les changements s'exécutenl avec précision. Brunet est incroyable, merveilleux; Potier fort comique dans le rôle de Mirliflor... La pièce offre tous les symptômes d'un grand succès. » Le suce'- fut grand, en effet, et tel qu'on n'en avail pas encore vu de pareil.
Je vois, dan- les biographies el les bibliographies, qu'un attribue une part à Désaugiers dan- Vile de In Mégalanthropogénésie ou les savants de naissance, vaudeville en un acte représenté sur le théâtre du Vaudeville, le :20 mai 1807. Ce serait encore une pièce qu'il se sérail abstenu de signer, car son nom il'' figure pas parmi ceux des auteurs, qui sont au nombre de quatre : Barré, Radet, Desfontaii Dieulafoi. Il n'esl pas impossible toutefois que D giers ait glissé quelques couplets dans ce vaudeville. L'Ile de la Mégalanthropogénésie est une bleuette forl spirituelle : C'e-t une des premières attaques