‹ ThéâtreChapitre 191 sur 290 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

saisi le cocher qui se débattait comme un diable, au moment où il allait s'échapper, on le saisit aux cheveux. (Il le prend à la perruque qu'il enlève.) ExCUSez. (Il la lui rend.)

PANTIN

Il n'y a pas de mal... mais c'est unique que cela me soit sorti de la tète.

PINSON

Gomment vous n'avez aucune idée?

PANTiN.

Aucune... mais ce qui s'appelle aucune...

PINSON

Alors c'était quelqu'un qui vous ressemblait parfaitement. Je vous demande pardon de vous avoir retenu.

PANTIN

Il n'y a pas de mal .

Il \eut remettre sa perruque, et les marionnettes qu'il a sous les bras l'en empêchent.)

PINSON

Permettez que je vous débarrasse.

PANTIN

Vous êtes trop bon.

PINSON

Non, cela vous gêne... Comment voulez- vous..?

PANTIN

Je vais les poser là dessus.

PINSON

Non, puisque me voilà, donnez.

PANTIN

Je n'en ferai rien.

222 JE FAIS mes farces

PINSON

Je vous en prie.

PANTIN

Du tout.

Tendant ce dialogue, Pinson tire à lui le polichinelle et l'arlequin. Pantin. les retire toujours.)

PINSON

Si vous mettez de l'entêtement, j'en mettrai aussi.

PANTIN

Eh bien ! nous allons voir qui cédera.

PINSON

Ce ne sera pas moi.

PANTIN

Ni moi.

11 résulte des efforts qu'ils font, que le bras du polichinelle et la jambe de l'arlequin restent dans les mains de Pinson, au moment ou aucun d'eui ne s'y attendait, et la secousse les renverse chacun de leur cAté.

PINSON, se relevant et riaut.

J'espère qu'il est bien tombé. (Haut.) N'êtes-vous pas blessé ?

PANTIN

Non, Monsieur ! il n'y a pas de mal.

PINSON

Maintenant je vous prie de vous en aller.

PANTIN

Où donc cela ?

PINSON

Où vous voudrez, parce que je vous dirai que j'ai un rendez-vous ici.

Moi, Monsieur, y y ai mes affaires

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