‹ ThéâtreChapitre 112 sur 292 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

LF. MARQUIS.

Je le consolerai... Je lui porterai vos adieux.

L\ BARONNE

Il va venir, je l'attends.

LE MARQUIS

Il va venir?

LA BARONNE

Oui... je lui ai écrit.

LE MARQUIS

Mais c'est insensé, ma chère.

LA BARONNE

Il faut que la position soit aussi nette d'un côté que de l'autre, mon oncle.

LE MARQUIS

Jane, si vous m'en croyiez, vous ne le reverriez pas... c'est imprudent.

Oh! ne craignez rien; mais son dévouement vaut bien un adieu.

' LE MARQUIS

Ma chère, ces adicux-là sont gros de réconciliations.

LA BARONNE

Je vous le répète, mon oncle, une explication est nécessaire, mais je ne faiblirai pas.

LE MARQUIS

Allons, tu es comme les malades qui ont été sages, et à qui l'on ne peut refuser de mettre un peu de miel dans la médecine; mets-y du miel, ma pauvre enfant, mais prends-la.

LA BARONNE

Oh! jusqu'à la^lie, je vous en réponds; dans ces sortes de breuvages, c'est de l'amertume qu'on est avide.

LE MARQUIS

Surtout ne lui laissez pas soupçonner que je vous ai tout révélé... feignez de croire... au prétendu mqriage...

LA BARONNE

Soyez sans crainte, je suis trop touchée de sa générosité...

LE domestique:, aDDonçant.

.Nîonsieur le comte île Presnie.

LA BARONNE

Faites entrer... Mon oncle... voulez-vous me permettre de...

LE MARQUIS

Je me relire. Du courage, Jane!

LA BARONNE

Soyez tranquille.

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