‹ ThéâtreChapitre 114 sur 292 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

sur 00 li'iraiii..., .)"iivais rùvé un aulrc buiiliiuir, mais un obstacle inviiuible nous sépare et...

LA lîARONNE.

Oui, et je vous remercie d'avoir compris la nécessité de notre séparation. Mais dites-moi, (souiiam) est-elle bien belle celle... que vous aimez?

G0MRA>.

Jane!... de quoi me parlez-vous là?

LA BARONNE

Oli! ne refusez pas quelques explications à mon intérêt.

GOXTRAN, essayant de sourire.

A votre intérêt, Jane?

LA BARONNE, souiianl.

A ma curiosité, si vous le voulez absolument; cependant, si, aillant jaloux... vous ne voulez pas, même à mes yeux, lever le voile qui couvre votre trésor, n'en parlons plus... parlons des avantages que vous trouvez sans doute à cette union.

CONTRAN,

Madame!...

LA BARONNE

Mais enfui, vous devez bien cette consolation à mon amourpropre de me dire qu'elle est plus belle que moi.

On n'est pas plus belle que vous, Jane, on est belle autrement... voilà tout.

, LA BARONNE

Et voulez-vous me dire comment elle est belle?...

CONTRAN.

Si vous l'ordonnez, vous savez bien que je dois obéir... mais pourquoi>décliirer votre cœur à ce buisson d'épines?...

LA BARONNE

Non, cela me fera du bien, je vous jure... Ainsi, elle est bien belle?...

CONTRAN.

Oui.

LA BARONNE, fourianl lonjoui?.

Très-belle?...

GOMRA.>.

Très- belle.

LA BARONNE, TiTemenl,

Des yeux hleus ou noirs?...

CONTRAN.

Bruns.

LA nAUONNE.

Blonde?...

Oui.

LA BARONNE

Et gracieuse... il est iiuilile de le demander... (^Uud à^c a-t-elle?...

CONTRAN.

Dix-sept ans.

LA UARONNE.

Comment l'avez-vous connue?... Contez-moi cela?...

CONTRAN.

Encore?...

LA BARONNE

Je veux tout savoir.

CONTRAN.

Oh ! mon Dieu! tout simplement à un bal chez l'ambassadeur de France à Vienne. — Mais pardon, Jane, je me laisse aller... J'oublie que c'est votre bouche qui interroge et votre cu'ur qui écoute.

LA BARONNE, avec eiïusion .

Oui, Contran, c'est mon cœur qui écoute et qui vous bénit pour ce pieux mensonge.

CONTRAN.

Jane !

LA BARONNE

I,aissez-moi vous dire (pie je vous admire, Contran, que je suis lirrc de V(jus avoir aimé. Oui, lien', car vous êtes un noble co.'ur. Vous avez des délicatesses (pii charment et (pii ravissent.

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